Un syndicat est une association qui regroupe des personnes physiques ou morales pour la défense ou la gestion d’intérêts communs. Le terme a de nombreuses acceptions mais plus communément il désigne les organisations de défense de l’intérêt des salariés (ouvriers, employés ou cadres), souvent désignées sous le sigle « OS » (organisations syndicales) et protégées par une législation particulière (liberté syndicale, droit de grève…) résultat d’une longue histoire. La participation aux élections professionnelles, qui s’est élevée à 63,8% sur les années 2005-2006, est le baromètre de la représentativité des syndicats de salariés en France, dans un pays où le taux de syndicalisation est l’un des plus faible d’Europe.
Les dernières évolutions législatives sur la représentativité des syndicats pousse les plus faibles d’entre eux à se regrouper s’ils veulent survivre, puisqu’ils devront obtenir 30% des suffrages aux élections professionnelles , pour pouvoir compter dans la signature d’accords collectifs.
Ainsi, la CGC qui a déjà prévu de fusionner avec l’UNSA, jette -t -elle des regard amoureux sur la CFTC, qui exclut toute fusion, avec qui que ce soit.
Pour l’instant………..
Le phénomène troublant dans ces rapprochements, c’est que deux éléments semblent s’effacer complètement derrière les manœuvres des appareils .
Premier élément : Les valeurs.
Ces syndicats ont tous une vocation , et des valeurs spécifiques.
La CGC est né de l’idée d’assurer la défense spécifique du personnel d’encadrement.
Et la CFTC, comme son nom l’indique, essaye de concilier valeurs chrétiennes et valeurs sociales.
Par quel miracle les valeurs de la CFTC et celles de la CGC deviendraient elles, tout à coup, conciliables ?
Malgré les dires de Bernard Van Creynest, président de la CGC, qui affirme que « la CFTC est naturellement plus en phase et partage plus de valeurs avec nous qu’avec FO » ( les Echos du 1/10/2008 )
Deuxième élément : l’intérêt des salariés
Comment comprendre que la CGC , syndicat de l’encadrement, ne recherche pas plutôt une alliance avec la CFDT, qui compte dans ses rangs plus de cadres syndiqués que la CGC ?
J’ai bien peur que les appareils syndicaux, pour se survivre, soient prêts à s’asseoir facilement sur leurs valeurs fondatrices et à mettre en second les intérêts directs des salariés.
Finalement ne serait ce pas l’occasion pour le syndicalisme français, si faible, de se restructurer de manière efficace ?
Ce regroupement distinguerait un pôle essentiellement revendicatif constitué de la CGT et de SUD , et un pôle réformiste constitué de la CFDT,l’Unsa, FO, la CGC et la CFTC .
Ce deuxième pôle comprendrait une section encadrement forte des effectifs de la CGC et de ceux de la section encadrement de la CFDT.
La constitution de ce deuxième pôle lui permettrait de combattre à armes égales avec la CGT qui, selon moi, est mieux organisée et leur donne souvent la leçon, quand elle ne les méprise pas !
Il est vrai que la CGT est le syndicat le plus habile à déjouer pièges et séductions en tout genre, même si on peut regretter une incapacité tenace et anachronique, à savoir jusqu’où ne pas aller trop loin.