Archive pour 7 octobre 2008

Regroupement syndical : les appareils manoeuvrent….

Mardi 7 octobre 2008

Un syndicat est une association qui regroupe des personnes physiques ou morales pour la défense ou la gestion d’intérêts communs. Le terme a de nombreuses acceptions mais plus communément il désigne les organisations de défense de l’intérêt des salariés (ouvriers, employés ou cadres), souvent désignées sous le sigle « OS » (organisations syndicales) et protégées par une législation particulière (liberté syndicale, droit de grève…) résultat d’une longue histoire. La participation aux élections professionnelles, qui s’est élevée à 63,8% sur les années 2005-2006, est le baromètre de la représentativité des syndicats de salariés en France, dans un pays où le taux de syndicalisation est l’un des plus faible d’Europe.

Les dernières évolutions législatives sur la représentativité des syndicats pousse les plus faibles d’entre eux à se regrouper s’ils veulent survivre, puisqu’ils devront obtenir 30% des suffrages aux élections professionnelles , pour pouvoir compter dans la signature d’accords collectifs.
Ainsi, la CGC qui a déjà prévu de fusionner avec l’UNSA, jette -t -elle des regard amoureux sur la CFTC, qui exclut toute fusion, avec qui que ce soit.
Pour l’instant………..

Le phénomène troublant dans ces rapprochements, c’est que deux éléments semblent s’effacer complètement derrière les manœuvres des appareils .
Premier élément : Les valeurs.
Ces syndicats ont tous une vocation , et des valeurs spécifiques.
La CGC est né de l’idée d’assurer la défense spécifique du personnel d’encadrement.
Et la CFTC, comme son nom l’indique, essaye de concilier valeurs chrétiennes et valeurs sociales.
Par quel miracle les valeurs de la CFTC et celles de la CGC deviendraient elles, tout à coup, conciliables ?
Malgré les dires de Bernard Van Creynest, président de la CGC, qui affirme que « la CFTC est naturellement plus en phase et partage plus de valeurs avec nous qu’avec FO » ( les Echos du 1/10/2008 )

Deuxième élément : l’intérêt des salariés
Comment comprendre que la CGC , syndicat de l’encadrement, ne recherche pas plutôt une alliance avec la CFDT, qui compte dans ses rangs plus de cadres syndiqués que la CGC ?
J’ai bien peur que les appareils syndicaux, pour se survivre, soient prêts à s’asseoir facilement sur leurs valeurs fondatrices et à mettre en second les intérêts directs des salariés.

Finalement ne serait ce pas l’occasion pour le syndicalisme français, si faible, de se restructurer de manière efficace ?
Ce regroupement distinguerait un pôle essentiellement revendicatif constitué de la CGT et de SUD , et un pôle réformiste constitué de la CFDT,l’Unsa, FO, la CGC et la CFTC .
Ce deuxième pôle comprendrait une section encadrement forte des effectifs de la CGC et de ceux de la section encadrement de la CFDT.
La constitution de ce deuxième pôle lui permettrait de combattre à armes égales avec la CGT qui, selon moi, est mieux organisée et leur donne souvent la leçon, quand elle ne les méprise pas !
Il est vrai que la CGT est le syndicat le plus habile à déjouer pièges et séductions en tout genre, même si on peut regretter une incapacité tenace et anachronique, à savoir jusqu’où ne pas aller trop loin.

L’odeur du chef

Mardi 7 octobre 2008

Quand je vois ministres, procureurs de la République, sous préfets, préfets et même un général de gendarmerie se précipiter devant les caméras de la télé, pour le moindre fait divers, je me dis que c’est, à ce niveau de responsabilité, une très mauvaise gestion du temps et que « ça sent le chef » !
Quand je vois les proches collaborateurs d’un chef d’ entreprise se transformer en ardents thuriféraires, je me dis que « ça sent le chef » !
Quand je vois les mêmes, en comité de direction, ne pas lever un sourcil, quand le chef prend des positions déraisonnables, ou qu’ils ne partagent pas, je me dis que « ça sent le chef » !

On reconnaît le chef possédant une forte capacité de leadership à son activisme, sa capacité à inspirer l’admiration, à entraîner, à vivre de mémorables colères, à ne pas comprendre qu’on lui résiste, à inspirer la peur, aussi.
Dans la sphère politique, ce type de chef est suffisamment rare pour être noté.
D’où mes observations du début, où les bureaucrates se mettent à mouiller la chemise, comme le chef !
Dans le secteur privé, il est d’espèce courante, surtout dans les PME.
Dans la sphère des administrations et des entreprises publiques, il a disparu avec les diplodocus.

Car, s’il est une espèce chassée et menacée , dans la sphère publique, c’est bien le chef .
Au point que l’injure suprême , c’est de passer pour un chef , forcément petit, totalitaire, injuste, désagréable, harceleur…..
Le management dit participatif, l’a remplacé.
Dans ce type de management, en théorie, le chef écoute puis décide.
Rien à dire, c’est l’idéal.
Dans la pratique, tout le monde s’exprime et la personne affublée du titre de chef attend que tout le monde soit d’accord pour décider.
C’est le consensus mou.

Finalement, le premier type de chef agit et fait bouger les choses, mais il est souvent insupportable avec son entourage, qui le craint tellement qu’il se transformer en serpillère.
Le deuxième type de chef , a peur d’agir et de troubler quiconque, mais il est tellement agréable.
Chasseur de tête de chefs dynamiques et agréables à vivre est une profession d’avenir.

L’action du DRH
Vous n’aurez probablement pas votre mot à dire pour choisir le chef.
Et si vous le faites c’est à vos risques et périls.
Pour la suite, essayez de limiter la casse, avec un chef de fort tempérament
Réveillez le chef gentil et poussez le à agir.