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Nicolas Sarkozy : DRH à 33% ?

Dimanche 17 janvier 2010

Nicolas Sarkozy n’est pas un Président de la république comme les autres .
Beaucoup a déjà été dit et écrit sur lui.
récemment, il s’est présenté comme le DRH du parti socialiste.
Que faut il penser du DRH Sarkozy ?
Nicolas Sarkozy, selon nous, c’est trois hommes en un.

Le premier de ces hommes est un patron de PME.
Forcené de l’action, utilisant souvent un langage direct, fuyant la prudence , écoutant son intuition et ses émotions, réactif , sans pardon pour les mous, les fonctionnaires et ceux qui échouent, Nicolas Sarkozy ressemble , à beaucoup d’égard, à un patron de PME.
C’est ce côté-là qui heurte la France emplumée et diplomatique, qui parle un langage prudent, lit Télérama et a peur de tout , la France des élites, qui a appris à parler bas et à se réunir, beaucoup plus qu’à agir. A l’inverse, c’est ce côté fonceur là, qui plaît à cette autre France , qui ressemble tant à ce Sarkozy là.

Le deuxième Sarkozy est un DRH appartenant à la sphère étatique
Pas un DRH recruteur , comme l’entend le président ,mais un DRH , spécialiste du compromis perdant.
Car, pour Nicolas Sarkozy, si le verbe est souvent haut, la réforme subséquente s’avère souvent un compromis perdant.
Dans la France des administrations et des entreprises publiques , le compromis négocié avec les forces syndicales, est , à 99% , un compromis perdant.
En général, le patron étatique négocie le retour à la paix sociale, contre l’abandon des mesures d’organisation envisagées, ou leur maintien, mais à un prix exorbitant.
La retraite négociée à la SNCF est de cet acabit , comme le service minimum.
Le concubinage notoire entre l’Etat et l’économie , en France, fait prendre aux patrons et DRH du secteur public, des postures d’hommes politiques : l’important est de ne pas mécontenter les agents/électeurs ; ce compromis d’établit presque toujours aux dépens de l’intérêt général à long terme, ou des contribuables non fonctionnaires.

Le troisième Sarkozy est un pasteur évangéliste.
Nicolas Sarkozy se sent intimement convaincu , qu’il a le rôle historique de faire bouger une France, aussi riche qu’empêtrée dans sa culture et ses traditions.
L’évangéliste Sarkozy est un justicier, qui mène la vie dure aux prostituées, aux dealers, aux enfants mal élevés, aux violeurs, à ceux qui ne respectent pas la Marseillaise, aux bandes cagoulées.
Le chanoine romain n’hésite pas à invoquer l’église catholique, ou Jaurès , pour appuyer ses références aux valeurs.
Le débat sur l’identité nationale , n’est qu’un autre de ses combats pour le respect des valeurs , nationales, cette fois. Le ministre défroqué du PS, qui porte cette cause, brûle aussi d’une certaine flamme missionnaire et d’une capacité certaine à s’offrir en martyr.
L’évangéliste Sarkozy , comme un prêcheur enflammé, n’hésite pas à user de la provocation ; car il sait que , malgré ses inconvénients, c’est souvent le seul moyen de faire bouger une France amidonnée de principes stériles.
Henri Guainot , éthicien pétri de valeurs, , sert fort bien d’épistolier, à cet évangéliste là !