Archive pour mars 2010
La GPEC au service des emplois » sensibles »
Jeudi 25 mars 2010Le DRH et les élections
Mardi 23 mars 2010Cette période d’élections est toujours une période risquée pour un DRH, si ses inclinations politiques personnelles sont différentes de celles de son patron.
car la France demeure profondément un pays d’idéologies
Montaigus et Capulets de la politique s’y livrent encore de sordides querelles.
Presque tous les patrons se disent « apolitiques » , en public !
En privé, ils sont moins discrets.
En gros, dans les PME on est franchement à droite ;
Dans les grandes entreprises anglo saxonnes , on est aussi franchement à droite.
Dans les grandes entreprises ex nationalisées, ou les entreprises étatiques, on penche plutôt ou franchement à gauche.
Si le patron est un haut fonctionnaire , joli fruit des grandes écoles de la république , matiné de quelques années en cabinets ministériels, il est presque toujours de gauche.
Mais , le politique étant ce qu’il est, il est aussi d’où souffle le vent ………
Toi, DRH, gare à toi , si tu te découvres trop et laisse deviner à ton patron, dont tu dois être si proche, que tu n’es pas vraiment du même bord que lui, car l’heure de ta disgrâce a sonné …….
Les périodes électorales sont toujours des passages délicats pour l’environnement proche du patron.
Je me souviens des grandes heures de 1981, quand Mitterrand fut élu !
Les réunions du MEDEF de l’époque ressemblaient à la débâcle de 1940 .
Et bien risqué aurait été alors d’affirmer, dans ce syndicat apolitique prestigieux , ses idées de gauche.
Être giscardien était même déjà risqué, face à un patron de la droite classique.
L’un de mes patrons , proche de l’union patronale locale, eut ce mot, lorsque Mitterrand quitta ce monde :
« Mitterrand a avalé son chapeau , cette nuit » !
Ce fut dit avec bonheur et ironie , presque avec volupté.
C’est dire le sectarisme qui habite certains milieux patronaux.
J’ai même vécu un repas patronal où l’on avait dénombré l’appartenance au réseau téléphonique des convives, ne serait ce que pour situer si vous étiez plûtôt Orange ( c’est à dire pro étatique ) ou plutôt SFR ( c’est à dire libéral )
Mais, pour les avoir fréquentées, les entreprises les plus sectaires appartiennent à la sphère étatique.
Être obligé de partager leur culture de travail est le moindre mal : le consensus à propos de tout, le groupe avant l’individu, le rejet du chef et de l’autorité, le management de l’indulgence plus que de l’exigence, le social avant l’humain, les dossiers avant les personnes, les intérêts corporatifs avant l’intérêt général, le pouvoir partagé avec les syndicats ou les élus….
Arriver du privé pour y travailler vous expose à toutes les suspicions !
Les propos officiels et officieux, dans ces organisations de service public théoriquement neutres , sont en permanence pimentés de critiques envers « le parti adverse » !
Le parti adverse , c’est selon les cas, les patrons , les entreprises privées ou le gouvernement de droite.
Une de mes relations me contait hier , que faire allusion à Bolloré pour décrire l’initiateur de la fondation de la deuxième chance , destinée à aider les personnes en situation critique à retrouver un emploi , faisait se fermer beaucoup de visages face à cette généreuse initiative !
Donc, pour un DRH , mieux vaut taire son positionnement politique.
Les syndicats , régulièrement, vous scrutent , pour le deviner.
Raison de plus pour n’en rien montrer.
Affichez vos valeurs intimes , plus que vos engagements politiques.
Ces valeurs là , quand elles sont de justice et d’humanité, vous font facilement classer « de gauche » et lorsqu’elle promeuvent l’autorité et l’exigence, « de droite ».
Lorsque vous faites les deux, vous êtes traître aux deux parties , un inclassable, un jaune, un mou, que sais je ?
La vérité est toujours au milieu, c’est pourquoi elle agrège contre vous tous les radicaux.
Néanmoins, les afficher à l’appui des décisions que vous prenez, vous donnera de la force et suscitera le respect.
BON COURAGE !
Il y a-t-il une place pour les « doux » , dans ce monde de brutes ?
Lundi 15 mars 2010Dans l’évangile des chrétiens, le royaume des cieux est promis aux « doux » !
Dans notre monde , ils sont plutôt promis à l’enfer.
Autrefois, il y a 35 ou 40 ans , les doux cohabitaient avec les « moins doux », dans les entreprises françaises.
C’était le temps où l’on ne vivait pas sous la dictature des objectifs, et la menace de la « mondialisation ».
Les paysans paysannaient, les boulangers pétrissaient et les ouvriers usinaient , parfois en cadence, mais toujours dans un climat humain et parfois même plutôt bon enfant !
Aujourd’hui, si deux crocs ne vous font pas un petit pli à la commissure des lèvres, vous êtes perdu !
Car on aime les battants, le challenge, le fighting spirit !
Il faut avouer que sans un minimum de combativité, notre Europe disparaîtrait, à coup sûr, du paysage économique mondial.
Madame Aubry souhaite une France douce ; elle a raison, mais ceci ne veut pas dire » mous » , parce que nombre de combats nous attendent :
Combat des bulletins scolaires, combat du diplôme, combat pour trouver un travail, combat pour faire confirmer sa période d’essai, combat pour tenir ses objectifs, combat pour se reclasser après un licenciement, ou retrouver un travail plus conforme à ses souhaits , combat pour boucler ses fins de mois !
bref, combat toujours et tout le temps .
Pour les femmes, c’est souvent combat multiplié par deux , pour concilier vie professionnelle et vie domestique !
Donc, nous pouvons être doux, mais devons rester combatifs ;
mais comment devient on combatifs ?
Nous ne sommes pas égaux devant l’exigence de pugnacité.
Nous ne sommes pas égaux, du fait de notre personnalité, d’abord.
Certains , c’est l’ex recruteur qui parle, ont un visage qui respire la douceur et la gentillesse ; et on les voit mal se battre au quotidien, dans l’entreprise concurrentielle !
Et pourtant, ils ne sont coupables de rien .
Parce que douceur, pour le recruteur, rime souvent avec mollesse, à tort ou à raison.
Quel sort pour ceux qui ont la malchance de paraître doux ou , de vouloir refuser la compétition ?
Quel sort pour ceux qui souhaitent un travail tout simplement dénué de tout stress excessif ?
L’entreprise soumise à la concurrence et qui donc , exige d’embarquer tout le monde dans sa lutte pour être la plus compétitive, n’est pas pour eux.
A ceux là, je conseille des organisations échappant à la concurrence où le management , non contraint par l’exigence permanente de survie, saura accepter de compter parmi ses forces vives , des personnalités diverses , sachant apporter autre chose que la capacité à combattre : leur sens du lien social par exemple, leurs capacités relationnelles , bref , d’autres capacités qui , pour n’être pas assimilées au sens du combat, n’en sont pourtant pas moins nécessaires dans certaines activités .
Nous ne sommes pas égaux non plus du fait de la culture où du pays où nous sommes nés.
Certains pays cultivent , beaucoup mieux que la France, le sens de la combativité : le Japon, les USA , sont des pays où le sens de la compétition est une seconde nature.
En France, notre culture nous fait violence d’accumuler des diplômes , mais ne cultive pas particulièrement l’autonomie et la pugnacité.
Une bonne moitié de notre société aspire , tout au contraire, à une société où l’Etat saura prémunir ses citoyens d’un maximum de risques.
Révélatrice, cette volonté de faire des collectivités étatiques, des boucliers.
Révélateur aussi , cet incroyable réflexe national, qui consiste à monter des cellules d’appui psychologique, à propos de tout et de rien .
La peur de tout risque, nous entraîne collectivement et sûrement, sur la pente du déclin , accentué par le vieillissement de notre population.
Nous ne sommes pas égaux, non plus, devant l’exigence de pugnacité, du fait de notre classe sociale.
Car, notre société républicaine et égalitaire, jette un voile hypocrite sur un élitisme entretenu avec soin par ses écoles !
Cet élitisme préserve les classes sociales privilégiées, qui ont très bien compris l’avantage de consacrer le meilleur à ses enfants , quitte à les « brutaliser » un peu, et condamne les autres à échouer à des épreuves auxquelles leur milieu culturel les a très mal préparées.
Cet élitisme se glisse même dans le plus banal des concours de l’administration , où les épreuves sont d’une difficulté et d’une nature, sans commune mesure avec le futur métier.
Conclusion :
Nous pouvons choisir d’être doux avec les autres, mais en aucun cas avec nous mêmes, ou du moins, le monde étant devenu ce qu’il est, nous ne le pouvons plus.
Le rôle de l’éducation doit aboutir à rendre chaque petit français apte à assumer les combats de la vie , même s’il fait , plus tard , le choix d’être doux avec les autres !
Les meilleurs remèdes anti stress
Vendredi 12 mars 2010Tout un tas de docteurs Knock se penchent actuellement sur un malade prénommé STRESS
Les potions qu’ils recommandent me laissent sceptique.
Technologia , au chevet de France télécoms, ne peut s’empêcher d’en revenir aux vieilles ficelles usées que constituent le contournement des hiérarchiques ( via des médiateurs ) et l’encombrement des circuits, via la mise en place de référents.
Les syndicats s’échinent à obtenir du Medef , par la négociation, le droit de forcer l’employeur à modifier son organisation, dès qu’un cas de suicide sera pointé.
Hélas toutes ces potions n’y changeront rien, pas plus que la mode de la GPEC ( gestion prévisionnelle des emplois et des compétences ) n’a empêché Total de mettre sur le carreau 350 salariés de sa raffinerie de Dunkerque , alors qu’elle avait le temps et les moyens de préparer leur reconversion .
( à condition que les intéressés ne refusent pas absolument toute mobilité professionnelle…)
Voici quelques uns des remèdes au mauvais stress que subissent les salariés ( car il existe un bon stress )
1 – Enrichir le contenu du travail en pratiquant l’élargissement et l’enrichissement des tâches ;
Beaucoup de salariés s’ennuient au travail ; car le vrai bonheur pour l’homme consiste à effectuer un travail autonome et qui lui permette d’exercer sa créativité ;
Les passionnés n’ont pas le temps de se regarder le nombril pour savoir s’il vont toujours bien. Le travail ennuyeux consume jour après jour et finit par rendre vraiment malade.
Il faut absolument que les patrons fassent vivre, un peu, de la grande aventure qu’eux-mêmes vivent avec leur entreprise.
2 – Modifier profondément le mode de sélection des managers.
50% , au moins, des responsables hiérarchiques ne sont pas faits pour le management ;
Qu’on les reclasse dans un poste expert ou fonctionnel et mettons en position hiérarchique, des managers, qui seront de vrais insufflateurs d’enthousiasme et feront retrouver du plaisir à travailler à tous.
3 – Organiser des évènementiels festifs .
Tout salarié et surtout les latins, ont besoin de convivialité et de fêtes ;
L’arrivée d’un management de type anglo-saxon a presque toujours chassé les rires des couloirs des entreprises ; travailler triste ne va pas aux français.
Il faut d’urgence retrouver la vertu de ces moments où toute la communauté entreprise se retrouve pour célébrer tel succès, ou tout simplement fêter le début ou la fin de l’année, la saint jean ou le solstice d’été , peu importe le prétexte !
Ces évènements font ressortir leurs effets positifs sur 6 mois au moins .
4 – Retrouver une organisation facilitante
Dans beaucoup d’entreprises, la bureaucratie nous tue !
Il faut lutter pour travailler , obtenir tel outil , ou telle facilité .
Il est temps de faire le ménage, en demandant aux salariés réunis en petits groupe « tout ce qui leur pourrit la vie au travail »
Et ils en ont des choses à dire.
Au fait, que sont devenus les groupes d’expression des salariés toujours prévus par le code du travail ?