Tout un tas de docteurs Knock se penchent actuellement sur un malade prénommé STRESS
Les potions qu’ils recommandent me laissent sceptique.
Technologia , au chevet de France télécoms, ne peut s’empêcher d’en revenir aux vieilles ficelles usées que constituent le contournement des hiérarchiques ( via des médiateurs ) et l’encombrement des circuits, via la mise en place de référents.
Les syndicats s’échinent à obtenir du Medef , par la négociation, le droit de forcer l’employeur à modifier son organisation, dès qu’un cas de suicide sera pointé.
Hélas toutes ces potions n’y changeront rien, pas plus que la mode de la GPEC ( gestion prévisionnelle des emplois et des compétences ) n’a empêché Total de mettre sur le carreau 350 salariés de sa raffinerie de Dunkerque , alors qu’elle avait le temps et les moyens de préparer leur reconversion .
( à condition que les intéressés ne refusent pas absolument toute mobilité professionnelle…)
Voici quelques uns des remèdes au mauvais stress que subissent les salariés ( car il existe un bon stress )
1 – Enrichir le contenu du travail en pratiquant l’élargissement et l’enrichissement des tâches ;
Beaucoup de salariés s’ennuient au travail ; car le vrai bonheur pour l’homme consiste à effectuer un travail autonome et qui lui permette d’exercer sa créativité ;
Les passionnés n’ont pas le temps de se regarder le nombril pour savoir s’il vont toujours bien. Le travail ennuyeux consume jour après jour et finit par rendre vraiment malade.
Il faut absolument que les patrons fassent vivre, un peu, de la grande aventure qu’eux-mêmes vivent avec leur entreprise.
2 – Modifier profondément le mode de sélection des managers.
50% , au moins, des responsables hiérarchiques ne sont pas faits pour le management ;
Qu’on les reclasse dans un poste expert ou fonctionnel et mettons en position hiérarchique, des managers, qui seront de vrais insufflateurs d’enthousiasme et feront retrouver du plaisir à travailler à tous.
3 – Organiser des évènementiels festifs .
Tout salarié et surtout les latins, ont besoin de convivialité et de fêtes ;
L’arrivée d’un management de type anglo-saxon a presque toujours chassé les rires des couloirs des entreprises ; travailler triste ne va pas aux français.
Il faut d’urgence retrouver la vertu de ces moments où toute la communauté entreprise se retrouve pour célébrer tel succès, ou tout simplement fêter le début ou la fin de l’année, la saint jean ou le solstice d’été , peu importe le prétexte !
Ces évènements font ressortir leurs effets positifs sur 6 mois au moins .
4 – Retrouver une organisation facilitante
Dans beaucoup d’entreprises, la bureaucratie nous tue !
Il faut lutter pour travailler , obtenir tel outil , ou telle facilité .
Il est temps de faire le ménage, en demandant aux salariés réunis en petits groupe « tout ce qui leur pourrit la vie au travail »
Et ils en ont des choses à dire.
Au fait, que sont devenus les groupes d’expression des salariés toujours prévus par le code du travail ?