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Guillaume Pepy et les syndicats : la valse à 3 temps .

Vendredi 9 juillet 2010

L’arrivée de guillaume Pépy à la tête de la SNCF et l’évolution de ses relations avec les syndicats nous donne l’occasion de parler des étapes que connaissent les relations entre un nouveau patron et ses syndicats.

Les relations qu’un patron ou un DRH entretient avec les syndicats français peuvent être assimilés à une valse à 3 temps. et c’est bien cette danse qui semble se danser aujourd’hui dans les salons de la SNCF.

Au premier temps de la valse , tout est beau. Le nouveau patron ou le nouveau DRH semble un « homme d’écoute ». Il est vrai qu’il a commencé, avec beaucoup de simplicité , à faire la tournée des popottes.
Aux questions posées, il a toujours réagi avec beaucoup d’esprit d’ouverture, se permettant même le luxe, au passage, de critiquer, un peu, une ou des, pratiques de son prédécesseur,
C’est la lune de miel patro-syndicale.
Des deux côtés, on aime entretenir l’illusion qu’on va pouvoir faire du bon travail ensemble.
« Finalement, vos syndicalistes ne sont pas si mal », dit le nouveau patron ou le nouveau DRH, en fin faux connaisseur.
Les syndicalistes, de leur côté , font mine officiellement de confondre torchons et serviettes capitalistes , mais , en privé, révèlent souvent une satisfaction « pour le nouveau ».

Au deuxième temps de la valse, les amoureux se connaissent un peu mieux.
Le DRH a montré quelques rigidités et « la CGT reste la CGT » !
Mais on voudrait encore croire qu’il peut se passer quelque chose « de différent ».
Le presque nouveau patron ou DRH aimerait bien conserver la bonne impression initiale suscitée auprès des syndicats et les syndicalistes , pour une fois, aimeraient croire « qu’ils ont été entendus » , mais un petit doute s’est immiscé dans le couple ……

Au troisième temps de la valse , de deux choses l’une : Ou bien le patron ou le RH relèvent d’un patron plus que sensible aux sirènes syndicales, et les nouveaux « tôliers » vont se plier , pour de bon, aux désidérata de leurs « clients « syndicalistes., ou bien , le super patron , qui , lui, n’a jamais rien attendu des syndicats, reste ferme sur ses positions et les syndicalistes vont découvrir, oh surprise ! que le nouveau patron ou DRH est « comme les autres » un suppôt du patronat !

La valse peut parfois compter 2 temps et demi : quand le nouveau patron ou DRH , animé d’un esprit de réforme , les a vraiment entamées au deuxième temps, sans attendre le troisième, et que devant une forte opposition syndicale, il a décidé de s’arrêter en chemin !
Lui, a tout gagné ; il a grillé son image de patron ou DRH social et pas encore bénéficié des fruits de sa réforme impopulaire , se déconsidérant auprès du segment de l’encadrement et des salariés qui attendaient vraiment « que ça change » !

Décidément, la valse n’est pas une danse si facile .
Mais le tango n’est , hélas, pas pour demain…..