Nous sommes prêts à croire que Monsieur Woerth n’a pas demandé qu’on embauche son épouse.
S’il est confirmé qu’il a demandé qu’un employeur potentiel reçoive son épouse, même pour demander conseil, la situation prend une coloration que les DRH connaissent bien .
Par exemple, notre patron nous demande de recevoir un de ses enfants, un ami, une relation.
Officiellement il ne nous demande pas de l’embaucher.
Et il est probable que si nous lui demandions clairement si nous devons embaucher le recommandé, il répondrait « Non , bien sûr » !
Mais, dans les faits, nous ne lui demanderons pas .
Et si, par hasard, nous avons au même moment un poste à pourvoir, qui correspond ,peu ou prou, au profil du recommandé, nous serons très tentés de le recruter , bien sûr après avoir pris soin d’examiner deux ou trois autres candidatures….
Pourquoi recruter le recommandé alors que , officiellement, rien ne nous y oblige ?
Parce que, d’un simple point de vue humain, nous voulons faire plaisir au patron et que, sur le moyen et long terme, ce recrutement est bon pour notre relationnel avec lui .
Comprenez que notre patron est devenu notre débiteur moral et , normalement, se rappellera qu’on lui a rendu un service et nous accordera plus facilement une augmentation, ou nous pardonnera plus facilement un faux pas.
C’est aussi simple que ça !
Et pourtant je reste convaincu que monsieur Woerth est un honnête homme qui n’a certainement pas mesuré sur le coup la portée de sa demande d’entretien.
Mais oui,
Cela me rappelle mon postier (vous avez vu le possessif ?) qui chaque été fait embaucher son gamin.
Alors c’est du grand népostisme ou de la simple influence que chacun essaye d’exercer à tous les niveaux ? Placer des pièces sur son échiquier personnel en somme.