Brûle ta cravatte et danse !

Quel bonheur de lire dans le journal « les Echos » du 1er septembre 2010, que le néerlandais Lee Zevenbergen , patron de Qurius, ne croit plus aux règles du management classique et prône le plaisir au travail !
Ça fait des années que je vante les avantages , pour l’entreprise, de travailler sur l’axe du plaisir au travail et , à vrai dire, ne rencontre que solitude et quolibets .
« les entreprises doivent lâcher prise et les patrons faire en sorte de permettre à l’énergie des salariés de remonter à la surface » dit Lee Zevenbergen.

Comme il a raison !
Une bonne moitié au moins des salariés vient travailler sans réelle motivation et les autres voient souvent les occasions qu’ils auraient de faire de leur travail une passion, s’étioler au fil des règlements , des ordres, des consignes, des contrôles, des autorisations , bref, d’une liste infinie de peines à jouir !

Tout le monde connaît cette réalité ; comment ne pas la voir ? Mais tout continue comme avant. Les patrons et dirigeants restent donc souvent les seuls à entretenir une vraie relation passionnelle avec leur travail et avec l’entreprise, si l’on excepte les artisans , les artistes et toutes les professions où l’individu a choisi son travail et en est maître.

Les clés sont là. La plupart des salariés n’a pas vraiment choisi le travail qu’elle exécute.

La première condition pour qu’elle l’exécute avec plaisir est de la faire s’interroger si elle a vraiment plaisir à faire ce qu’elle fait . Il n’est jamais trop tard pour s’interroger sut l’adéquation entre ses talents et inclinations et son travail actuel. Selon le résultat, on continue ou on prend les moyens de « réussir sa vie » et non plus seulement de la gagner.

La deuxième condition consiste à interroger les conditions dans lesquelles le travail s’exécute.
Et là , il y a beaucoup à dire. L’introduction des outils de reporting d’un management saxon souvent mal digéré autant que mal supporté par les salariés latins, a considérablement dégradé le plaisir au travail.

Dans les années 70 à 80, avant son apparition, les cadres et salariés étaient ils donc si nuls ?
La productivité était sans doute inférieure et les effectifs souvent «gras », mais ne pouvait on augmenter la productivité sans tomber dans le maniement à outrance d’outils de gestion qui ne conviennent guère aux mentalités latines, créatrices et donc assoiffées d’autonomie ?

Sans liberté, il n’y a pas de création. La chance de l’Europe est dans sa capacité à inventer beaucoup plus que dans sa capacité à faire. Créativité et productivité ne s’excluent pas, au contraire. Questionner les salariés sur le moyen d’atteindre tel résultat est beaucoup plus efficace que de leur coller des objectifs, des tableaux de bord et des entretiens tous les 6 mois.

Pour changer, il faut mettre au fronton de l’entreprise qu’il est interdit de venir travailler sans y prendre plaisir ; on doit aussi prendre les moyens de s’entretenir, au fond , avec chacun et confronter son plaisir et son travail, ses rêves professionnels , ses habiletés professionnelles et ce qu’ils sont devenus. Ceci fait, il faut mettre en œuvre l’ingéniérie qui convient pour insérer du plaisir dans tous les interstices de la vie professionnelle et du travail du salarié.

La DRH sera beaucoup mieux utilisée ici qu’à faire plein d’autres choses qui , à vrai dire, n’augmentent en rien la motivation des salariés, qui est , plus encore que la compétence, la vraie ressource humaine de l’entreprise.
Dans l’onglet « documents » du site « drh autrement » , vous trouverez plein d’autres idées pour augmenter le plaisir au travail, dans le power point qui lui est consacré.
Dans tous les cas, faites selon votre bon plaisir.

PS ) Le titre de l’article est le titre du livre de Leen Zevenbergen.

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