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	<title>DRH Autrement &#187; Billets d’humeur</title>
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	<description>drh - Management et Ressources humaines</description>
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		<title>Tentative d’inventaire des duretés et autres pollutions dans l’entreprise</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Jul 2010 07:14:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d’humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[Les conditions de travail : bruit, chaleur, poussières, charges lourdes , odeurs….
Les rythmes horaires : travail posté, de nuit, de week end, de jours fériés…
L’ambiance de travail, le poids d’un groupe ou d’un service hostile
Les harcèlements du chef , sexuels ou psychologiques , des collègues
L&#8217;impossibilité de prendre son DIF
La difficulté d&#8217;écouler tous ses RTT
Les tenues [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Les conditions de travail : bruit, chaleur, poussières, charges lourdes , odeurs….<br />
Les rythmes horaires : travail posté, de nuit, de week end, de jours fériés…<br />
L’ambiance de travail, le poids d’un groupe ou d’un service hostile<br />
Les harcèlements du chef , sexuels ou psychologiques , des collègues<br />
L&#8217;impossibilité de prendre son DIF<br />
La difficulté d&#8217;écouler tous ses RTT<br />
Les tenues trop moulées de la collègue et ses décolletés provoquants.<br />
Les attentions masculines intenses vis à vis du joli minois du service, quand on ne vous regarde jamais !<br />
L&#8217;indulgence des chefs vis à vis des jolies filles incompétentes.<br />
L&#8217;obligation de suivre un stage inutile et inintéressant<br />
Un entretien annuel interminable et scolaire avec un chef qui récite sa leçon de conduite d&#8217;entretien<br />
L&#8217;arbre de Noël , quand il est pourri<br />
Les sarcasmes syndicaux , ou celles de collègues, pour des raisons d’engagement syndical ou politique<br />
La mise à l’écart par le chef ou les collègues<br />
Les odeurs de transpiration<br />
La pathétique histoire du divorce de Magalie , interminable feuilleton .<br />
La minute de silence à l&#8217;occasion du décès d&#8217;un salarié que vous n&#8217;avez jamais vu<br />
Le folklore de l&#8217;exercice annuel d&#8217;évacuation incendie<br />
Les coups de téléphone interminables sous votre nez<br />
La nouvelle robe de la collègue achetée &laquo;&nbsp;pour rien&nbsp;&raquo;, aux soldes<br />
Les invitations à consulter la dernière histoire &nbsp;&raquo; drôle&nbsp;&raquo; qui court sur le net<br />
Le radiateur qui fuit<br />
Le ventilateur qui décoiffe et enrhume.<br />
la climatisation mal réglée<br />
les WC qui n&#8217;arrêtent pas de couler.<br />
La porte qui ferme mal ou qui reste toujours ouverte.<br />
les bruits de ventre du voisin<br />
Le collègue qui réajuste son dentier<br />
les invitations à &nbsp;&raquo; se joindre à vous&nbsp;&raquo; pour le déjeuner,  qui vous déplaisent.<br />
Une organisation lourde et bureaucratisée qui oblige à lutter sans cesse pour travailler<br />
Les petites vengeances et mesquineries du Directeur<br />
Les déconvenues de Robert sur Meetic .<br />
Le harcèlement du Directeur qui veut tout , tout de suite<br />
L&#8217;obligation de bien traiter les pistonnés , les chou chous , les fayots du patron.<br />
Un salaire non proportionnel à sa qualification dans un emploi effectivement occupé<br />
Des écarts de salaire inexplicables avec des gens qui font le même travail que vous<br />
Des promotions toujours refusées sans raison<br />
La guerre entre services ou directions<br />
Les petites manoeuvres du collègue &nbsp;&raquo; pour se faire bien voir du chef&nbsp;&raquo; !<br />
L&#8217;absence de papier dans les toilettes<br />
La drague de votre copine ( ou copain ) par un ( e) autre collègue, en votre présence<br />
L&#8217;hygiène des ongles de votre voisine<br />
Les éternuements incessants du voisin de bureau<br />
Le trop plein de soleil et l&#8217;absence de stores<br />
un clavier d&#8217;ordinateur sale et vieillot<br />
Le désordre un peu partout .<br />
Subir l&#8217;énorme 4X4 Q7 Audi du patron.<br />
Les crottes de chien juste devant la porte d&#8217;entrée de l&#8217;immeuble<br />
l&#8217;imprimante du service, jamais disponible<br />
les corbeilles à papier qui débordent<br />
La poussière mal enlevée<br />
le manque d&#8217;ouverture sur l&#8217;extérieur<br />
L&#8217;impossibilité d&#8217;ouvrir les fenêtres<br />
L&#8217;obligation de toujours attendre l&#8217;ascenseur<br />
la queue au micro ondes ou au restaurant d&#8217;entreprise.<br />
Le manque de pain et d&#8217;eau sur les tables du restaurant d&#8217;entreprise<br />
Les gobelets de café qui trainent au sol.<br />
La photocopieuse qui bourre<br />
Les vitres nettoyées une fois par an<br />
La guerre entre syndicats<br />
Le contact trop rapproché du collègue quand il vous parle<br />
L&#8217;obligation de fêter anniversaires ou pots de départ<br />
L’inégalité d’accès aux avantages du comité d’entreprise<br />
L’inégalité de versement de primes diverses<br />
Des contrôles médicaux systématiques à domicile<br />
Des refus à des demandes de mutation justifiées<br />
Les moqueries des collègues<br />
Supporter les incompétences des membres de la famille du patron ou du chef de service , en stage dans l&#8217;entreprise.<br />
La difficulté d’accès à la photocopieuse, à la machine à café<br />
La difficulté d’obtenir des fournitures<br />
L’obligation d’avoir à justifier sans cesse son emploi du temps<br />
Le temps qui ne passe pas la veille de Noêl ou du 1er de l&#8217;an.<br />
Un contrôle strict des horaires ( à la minute près )<br />
Le refus d’accorder toute permission de sortie ou autorisation d’absence<br />
Le fait de ne pas accorder de deuxième chance et de sanctionner sans appel possible<br />
L’obligation d’avoir à justifier sans cesse de son identité pour accéder ou se déplacer<br />
Les contraintes esthétiques ( poids , maquillage, habillement  )<br />
L’obligation de toujours passer par une procédure écrite pour obtenir quelque chose<br />
Le manque d’humour et de décontraction<br />
Le contrôle des pauses pipi<br />
Le manque de place<br />
les fils et prises électriques garnissant le sol<br />
L&#8217;obligation de faire acte de présence alors qu&#8217;il n&#8217;y a rien à faire<br />
travailler quand une partie de l&#8217;entreprise ne fait rien<br />
Le manque de toilettes<br />
La langue de bois du chargé de la communication<br />
Les éditoriaux du patron dans le journal d&#8217;entreprise<br />
Les prénoms des nouveaux bébés de vos collègues<br />
La saleté des toilettes et leurs odeurs<br />
Les différences de traitement en matière d’équipement ou de déplacement<br />
Les écarts injustifiés de classification<br />
L’obligation d’être syndiqué<br />
Les coups de téléphone inquiets des collègues à leurs enfants, toute la journée !<br />
Les invitations à aller voter aux prud&#8217;hommes<br />
La chasse aux syndiqués<br />
les humeurs des petits chefs , celles du directeur<br />
la tête de porte de prison de la personne de l&#8217;accueil<br />
La pollution de tracts ou d’affichage syndicaux systématiques hors panneaux d’affichage<br />
Des tracts injurieux et calomnieux<br />
L&#8217;absence systématique au travail le mercredi pour les mères de famille<br />
Le collègue qui veut toujours prendre ses vacances du 1er au 15 Août<br />
Des manifestations syndicales violentes à l’encontre de biens ou personnes<br />
l&#8217;absence de lumière au parking<br />
L&#8217;accent des femmes de ménage<br />
Le licenciement injuste et arbitraire<br />
Les bulletins scolaires brillants des enfants  de votre voisin de bureau.<br />
L’impossibilité de pouvoir donner son avis<br />
L’obligation d’avoir à se taire sous peine de délation et sanction<br />
L’impossibilité de prendre une douche<br />
Une pause déjeuner trop courte<br />
les grèves des transports<br />
La difficulté à disposer d’équipements de protection adaptés ou à les faire remplacer<br />
Des écarts de salaire non justifiés par le travail effectué entre diplômés et non diplômés<br />
Des petites combines qui nuisent à l’état d’esprit et aux valeurs positives de la culture de travail<br />
Des différences inexplicables de charge de travail entre salariés<br />
L’inégalité de traitement vis-à-vis des nouveaux, des non statutaires, des jeunes, des seniors, des femmes , des handicapés, des gens de couleur …<br />
Le petit chef qui minaude&#8230;<br />
Le délégué du personnel ou membre du CE qui en profite pour draguer<br />
Le bizutage des nouveaux<br />
Le sourire hypocrite du DRH<br />
Voir le patron utiliser pour lui seul les voyages ou cadeaux offerts par les fournisseurs<br />
Les compte rendus du CE ou du CHSCT qui font 20 pages<br />
la mauvaise haleine du collègue de travail<br />
Le machouillage de chewing gum du chef ou du collègue de travail<br />
Les miettes de gâteau ou de pain de l&#8217;en cas du collègue de travail<br />
Le caractère hautain de l’élite<br />
Les petits privilèges accordés aux cadres supérieurs et au comité de direction  ( retraite, mutuelle, prévoyance, voitures, déplacements, hôtels..) sans rapport avec les contraintes objectives de la fonction.<br />
Les notes de service comminatoires et faites à tout propos !<br />
La tête réjouie des collègues qui viennent d&#8217;être augmentés ou promus<br />
Et toutes les autres duretés et pollutions diverses qui vous pourrissent la vie et que je n’ai pas remarquées….</p>
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		<title>A propos de l’affaire Woerth : demande d&#8217;embauche ou d&#8217;entretien ?</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Jul 2010 09:32:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d’humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous sommes prêts à croire que Monsieur Woerth n&#8217;a pas demandé qu&#8217;on embauche son épouse.
S&#8217;il est confirmé qu&#8217;il a demandé qu&#8217;un employeur potentiel reçoive son épouse, même pour demander conseil, la situation prend une coloration que les DRH connaissent bien . 
Par exemple, notre patron nous demande de recevoir un de ses enfants, un ami, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous sommes prêts à croire que Monsieur Woerth n&#8217;a pas demandé qu&#8217;on embauche son épouse.<br />
S&#8217;il est confirmé qu&#8217;il a demandé qu&#8217;un employeur potentiel reçoive son épouse, même pour demander conseil, la situation prend une coloration que les DRH connaissent bien . </p>
<p>Par exemple, notre patron nous demande de recevoir un de ses enfants, un ami, une relation.</p>
<p>Officiellement il ne nous demande pas de l’embaucher. </p>
<p>Et il est probable que si nous lui demandions clairement si nous devons embaucher le recommandé, il répondrait «  Non , bien sûr » ! </p>
<p><strong>Mais, dans les faits, nous ne lui demanderons pas .</strong><br />
Et si, par hasard, nous avons au même moment un poste à pourvoir,  qui correspond ,peu ou prou, au profil du recommandé, nous serons très tentés de le recruter , bien sûr après avoir pris soin d’examiner deux ou trois autres candidatures….</p>
<p><em>Pourquoi recruter le recommandé alors que , officiellement, rien ne nous y oblige ? </em><br />
Parce que, d&#8217;un simple point de vue humain, nous voulons faire plaisir au patron et que, sur le moyen et long terme, ce recrutement est bon pour notre relationnel avec lui .</p>
<p>Comprenez que notre patron est devenu notre débiteur moral et , normalement, se rappellera qu’on lui a rendu un service et nous accordera plus facilement une augmentation, ou nous pardonnera plus facilement un faux pas.</p>
<p><em>C’est aussi simple que ça ! </em></p>
<p>Et pourtant je reste convaincu que monsieur Woerth est un honnête homme qui n&#8217;a certainement pas mesuré sur le coup la portée de sa demande d&#8217;entretien. </p>
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		<item>
		<title>1 milliard d&#8217;euros pour les syndicats du public, en a t on pour son argent ?</title>
		<link>http://www.drhautrement.com/billets-dhumeur/les-syndicalistes-peuvent-ils-etre-des-interlocuteurs-de-qualite/</link>
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		<pubDate>Fri, 16 Jul 2010 14:03:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d’humeur]]></category>
		<category><![CDATA[ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[comme côté agents ne fait qu'aggraver la situation.]]></category>

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		<description><![CDATA[Le journal &#160;&#187; les Echos&#160;&#187; du  16 Juillet 2010 nous informe que le coût des syndicats dans la fonction publique approcherait le milliard d&#8217;euros, ce qui nous donne l&#8217;occasion de poser la question de &#160;&#187; l&#8217;efficacité&#160;&#187; de la représentation sociale en France.
Vous pensez bien que je ne vais pas vous répondre , là, tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le journal &nbsp;&raquo; les Echos&nbsp;&raquo; du  16 Juillet 2010 nous informe que le coût des syndicats dans la fonction publique approcherait le milliard d&#8217;euros, ce qui nous donne l&#8217;occasion de poser la question de &nbsp;&raquo; l&#8217;efficacité&nbsp;&raquo; de la représentation sociale en France.<br />
Vous pensez bien que je ne vais pas vous répondre , là, tout de suite qu&#8217;ils sont efficaces ou au contraire inefficaces !<br />
Je connais bien les syndicalistes ; j’ai l’habitude d’avouer un long concubinage avec eux.<br />
Les constats suivants s’imposent,  si je souhaite résumer ce que j’ai tiré de leur fréquentation assidue et parfois rugueuse. </p>
<p><strong>Premier constat :le rapport des forces qui établit le niveau de la négociation sociale est très contrasté.</strong><br />
Les PME sont souvent démunies de représentants sociaux  et quand elles en ont, ceux-ci acceptent les marges de manœuvre réduites que le patron leur réserve ( et donc ne s’opposent pas suffisamment ) ou peuvent faire l’objet d’un traitement sans concession , s’ils veulent vraiment jouer leur rôle, le tout dans une ambiance souvent très affective.<br />
Les syndicalistes de PME sont donc forcément soit des apôtres du consensus avec le patron soit des hommes de caractère qui risquent souvent leur emploi. </p>
<p>Dans les entreprises de taille plus importante, l’employeur muni d’une DRH et acculturé au management français qui a accepté depuis longtemps de «  faire avec » , les relations avec la représentation sociale sont plutôt correctes et les accords assez équilibrés.<br />
Dans la nombreuse représentation sociale de ces entreprises prévue par la loi, il y a souvent une répartition des rôles qui s’opère de fait entre un CE plutôt consensuel et des délégués syndicaux jouant le rôle de « méchants ».<br />
Les nombreuses occasions qu’ont le patron et le DRH de passer leurs journées avec une instance de représentation sociale crée des habitudes acceptées de part et d’autre.<br />
Sauf période de crise, où la base s’impatiente et crie, les syndicalistes savent jusqu’où aller , ou ne pas aller ,dans la fréquentation du pouvoir .<br />
De son côté les dirigeants acceptent de fermer les yeux sur certaines pratiques qui peuvent aller de la gestion dispendieuse du CE au non contrôle des heures de délégation.<br />
La vérité commande de dire que les CE sont souvent mal gérés et , pour la plupart, ont abandonné la cause des vrais cas sociaux pour se consacrer aux loisirs de «  la classe moyenne » de l’entreprise.<br />
Patron à son tour, le secrétaire de CE se croit exemplaire en se lâchant un peu sur les besoins du CE en effectifs, sur les salaires, sur les horaires, sur les compétences exigées&#8230;.<br />
Ne serait il pas temps de repenser la raison d’être , sociale et culturelle,  des comités d’entreprise, pour en faire une institution de son époque ? mais c’est un autre débat.</p>
<p><em>Dans les entreprises anglo saxonnes , les relations sont souvent fondées sur le principe «  toute la loi, mais rien que la loi </em>» alors que les entreprises de culture latine sont plutôt tentées de &laquo;&nbsp;<strong>faire du zèle social</strong>&nbsp;&raquo; , pour s’attirer les bonnes grâces du syndicat, paraître à la fois moderne et humain, plaire aux administrations locales ( Direction du travail ) , faire parler d’elles dans la presse locale ou nationale. ( marketing social )</p>
<p><em>Dans les établissements de la France étatique et institutionnelle,</em> la représentation sociale possède plusieurs caractéristiques pénalisantes :<br />
Elle est en général très bien traitée ; c&#8217;est-à-dire nombreuse , protégée,  respectée voire crainte et muni de moyens importants d’action.<br />
Hélas, comme les dirigeants des entités publiques ne savent pas dire non , elle ne sait pas négocier, c&#8217;est à dire qu&#8217;elle refuse toujours de renoncer à un avantage , même devenu obsolète, pour en obtenir un nouveau de qualité supérieure.<br />
C’est la raison pour laquelle le dialogue social est de si mauvaise qualité dans le secteur public et institutionnel ou plutôt, tout se passe bien parce qu&#8217;on cède à tout, ou quasiment !</p>
<p>Le statut de la fonction publique, qui induit de mauvais comportements ,côté managers comme côté agents ne fait qu&#8217;aggraver la situation.<br />
Par aillleurs, la protection et la progression de carrière dont bénéficient les syndicalistes du secteur public n&#8217;est sans doute pas le meilleur service leur rendre , car elle les pousse à s&#8217;installer dans une sorte de fonctinnariat syndical qui n&#8217;est pas le meilleur atout pour explorer des voies nouvelles pour &nbsp;&raquo; le social&nbsp;&raquo;. </p>
<p>Les Dirigeants de ces organisations , quant à eux, sont les complices objectifs de ce contre pouvoir syndical , du fait des relations qu’entretient le politique avec les syndicats au niveau national .<br />
Dirigeants et syndiqués se tiennent par la barbichette :  malheur à la carrière d’un Directeur qui ferait remonter à Paris de mauvaises rumeurs quant à son «  <em>incapacité à conduire le dialogue social </em>» , si  jamais il était tenté de résister trop aux pressions syndicales locales. En contrepartie , être syndicaliste dans le secteur public est un statut qui vous permet d&#8217;être considéré et de fréquenter assidûment les allées du pouvoir . </p>
<p><strong>Deuxième constat : La qualité des hommes installés dans les instances sociales est très diverse .</strong><br />
Mon regret est de ne pas y avoir trouvé assez souvent d’hommes de qualité et trop de gens de qualité moyenne tentés de se protéger derrière un mandat .<br />
Mais on pourrait dire la même chose de la population des managers, de qualité aussi très inégale du point de vue de la capacité du leadership .</p>
<p><em>Mais , me direz vous, qu’est ce qu’un représentant du personnel de qualité ?</em><br />
C’est un esprit ouvert dotée d’un caractère bien trempé  lui permettant à la fois de ne pas faire les concessions qu’il ne doit pas faire , en cédant aux sirènes patronales et saisir les branches intelligentes qui lui sont tendues d’aller vers un progrès social .<br />
Par progrès social, il ne s’agit pas,  comme on le voit trop souvent, d’ajouter étage sur étage à une pyramide de protections ou d’avantages en tout genre.<br />
Il s’agit de comprendre le contexte économique dans lequel évolue l’entreprise et savoir abandonner ici des « avantages acquis » qui n’ont plus d’objet,  pour en négocier là de nouveaux,  qui font sens,  dans le nouveau contexte économico social de l’entreprise. </p>
<p><strong>Troisième constat : des deux côtés , ce sont toujours les mêmes  !</strong><br />
Laisser la négociation sociale &nbsp;&raquo; toujours aux mêmes&nbsp;&raquo; n&#8217;est pas un gage de qualité . L&#8217;habitude qu&#8217;ils ont des textes et du dialogue social est un faible avantage comparé à la fraîcheur de l&#8217;imagination de négociateurs sociaux temporairement détachés de l&#8217;opérationnel pour construire un social imaginatif et débureaucratisé.<br />
Or , ces &nbsp;&raquo; toujours les mêmes&nbsp;&raquo; sont hélas , souvent , des gens qui préfèrent la réunion à l&#8217;action et ont souvent échoué &nbsp;&raquo; ailleurs&nbsp;&raquo; ou bien de vieux briscards du dialogue social, rusés et intelligents !<br />
Côté patronal comme côté syndicats, ce sont la plupart du temps des apparatchiks coupés de la réalité économique et trop heureux d&#8217;inventer des <strong>machins</strong> à la fois peu efficaces et coûteux , pour justifier leur raison d&#8217;être. </p>
<p><strong>quatrième constat : le subventionnement de l&#8217;activité syndicale n&#8217;est pas une bonne chose.</strong><br />
elle rend forcément , quelque part,les syndicats dépendants du &nbsp;&raquo; subventionneur&nbsp;&raquo;<br />
Quelle force auraient nos syndicats s&#8217;ils ne vivaient que de leurs moyens propres ? </p>
<p><strong>Cinquième constat : Le paritarisme donne souvent lieu à des décisions qui sont de mauvais compromis</strong> où l&#8217;efficacité n&#8217;a pas été le premier objectif recherché .L&#8217;argent des autres étant facile à dépenser,la gestion paritaire donne souvent lieu à de gros gaspillages . Il suffit de regarder ce qu&#8217;on fait des milliards de la formation pour s&#8217;en rendre compte. Le renouvellement régulier des équipes éviterait probablement certaines dérives. </p>
<p><strong>En conclusion,</strong> il faut repenser la représentation sociale dans l’entreprise et dans les négociations paritaires ou nationales.  trop nombreuse, trop coûteuse, trop dispersée, trop &nbsp;&raquo; toujours les mêmes&nbsp;&raquo; ,pas assez efficace .<br />
Il faut repenser aussi le moyen de faire se réintéresser les salariés à la désignation de leurs représentants, condition indispensable pour que celle-ci soit de qualité.<br />
<strong></p>
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		<title>Guillaume Pepy et les syndicats : la valse à 3 temps .</title>
		<link>http://www.drhautrement.com/billets-dhumeur/syndicats-connaissez-vous-la-valse-a-3-temps/</link>
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		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 12:41:40 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[L&#8217;arrivée de guillaume Pépy à la tête de la SNCF et l&#8217;évolution de ses relations avec les syndicats nous donne l&#8217;occasion de parler des étapes que connaissent les relations entre un nouveau patron et ses syndicats.
Les relations qu’un patron ou un DRH entretient avec les syndicats français  peuvent être assimilés à une valse à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;arrivée de guillaume Pépy à la tête de la SNCF et l&#8217;évolution de ses relations avec les syndicats nous donne l&#8217;occasion de parler des étapes que connaissent les relations entre un nouveau patron et ses syndicats.</p>
<p>Les relations qu’un patron ou un DRH entretient avec les syndicats français  peuvent être assimilés à une valse à 3 temps. et c&#8217;est bien cette danse qui semble se danser aujourd&#8217;hui dans les salons de la SNCF. </p>
<p><strong>Au premier temps de la valse </strong>, tout est beau. Le nouveau patron ou le nouveau DRH semble un «  homme d’écoute ». Il est vrai qu’il a commencé, avec beaucoup de simplicité , à faire la tournée des popottes.<br />
Aux questions posées, il a toujours réagi avec beaucoup d’esprit d’ouverture, se permettant même le luxe, au passage, de critiquer, un peu, une ou des, pratiques de son prédécesseur,<br />
C’est la lune de miel patro-syndicale.<br />
Des deux côtés, on aime entretenir l’illusion qu’on va pouvoir faire du bon travail ensemble.<br />
«  Finalement, vos syndicalistes ne sont pas si mal »,  dit le nouveau patron ou le nouveau DRH, en fin faux connaisseur.<br />
Les syndicalistes, de leur côté , font mine officiellement de confondre torchons et serviettes capitalistes , mais , en privé, révèlent souvent une satisfaction «  pour le nouveau ».  </p>
<p><strong>Au deuxième temps de la valse</strong>, les amoureux se connaissent un peu mieux.<br />
Le DRH a montré quelques rigidités et «  la CGT reste la CGT » !<br />
Mais on voudrait encore croire qu’il peut se passer quelque chose « de différent ».<br />
Le presque nouveau patron ou DRH aimerait bien conserver la bonne impression initiale suscitée auprès des syndicats et les syndicalistes , pour une fois, aimeraient croire «  qu’ils ont été entendus » , mais un petit doute s’est immiscé dans le couple ……</p>
<p><strong>Au troisième temps de la valse ,</strong> de deux choses l’une : Ou bien le patron ou le RH relèvent d’un patron plus que sensible aux sirènes syndicales, et les nouveaux « tôliers » vont se plier , pour de bon, aux désidérata de leurs «  clients «  syndicalistes., ou bien , le super patron , qui , lui, n’a jamais rien attendu des syndicats, reste ferme sur ses positions et les syndicalistes vont découvrir, oh surprise ! que le nouveau patron ou DRH est «  comme les autres » un suppôt du patronat !  </p>
<p><strong>La valse peut parfois compter 2 temps et demi </strong>: quand le nouveau patron ou DRH , animé d’un esprit de réforme , les a vraiment entamées au deuxième temps, sans attendre le troisième, et que devant une forte opposition syndicale,  il a décidé de s’arrêter en chemin !<br />
Lui, a tout gagné ; il a grillé son image de patron ou DRH social et pas encore bénéficié des fruits de sa réforme impopulaire , se déconsidérant auprès du segment de l’encadrement et des salariés qui attendaient vraiment «  que ça change » !  </p>
<p>Décidément, la valse n’est pas une danse si facile .<br />
<em>Mais le tango n’est , hélas, pas pour demain…..</em></p>
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		<title>Management : les bons avec les bons ou la guerre des exigences</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Jul 2010 13:40:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d’humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[Est ce notre culture judéo chrétienne ?
Est-ce notre imprégnation sociale ?
Toujours est il qu’on parle rarement et même jamais du constat suivant.
Les bons travaillent avec les bons et les « moins bons » avec les moins bons ;
Par «  bon » , ne cherchez pas de jugement moral, mais entendez « performant ».
Ainsi donc, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Est ce notre culture judéo chrétienne ?<br />
Est-ce notre imprégnation sociale ?<br />
Toujours est il qu’on parle rarement et même jamais du constat suivant.<br />
Les bons travaillent avec les bons et les « moins bons » avec les moins bons ;<br />
Par «  bon » , ne cherchez pas de jugement moral, mais entendez « performant ».<br />
Ainsi donc, les performants se regroupent entre eux et les moins performants aussi ;<br />
C’est comme le classement au tennis, ou celui des divisions de football.<br />
Ainsi donc les gens se retrouvent «  triés » , sans qu’ils en prennent toujours vraiment conscience par catégorie . </p>
<p><strong>Mais comment ce tri se réalise t il ? </strong><br />
Tout simplement par niveau d’exigence.<br />
Les organisations exigeantes recrutent des salariés censés répondre à leur niveau d’exigence , les moyennement exigeantes font de même et ainsi de suite. </p>
<p><strong>Quelles sont les organisations exigeantes ?</strong><br />
Ce sont celles qui sont le plus contraintes par un impératif de réussite ou de résultat.<br />
Ainsi peut on dire qu’une école d’excellence qui veut conserver son classement international sera exigeante avec le niveau d’entrée de ses élèves,  mais aussi qu’une organisation commerciale,  pressée de réaliser des taux de profit importants , veillera à ne recruter que des managers capables de les réaliser.<br />
Ces managers , au profil particulier, recruteront eux-mêmes des équipes susceptibles de leur permettre d’atteindre les objectifs exigeants,  que le conseil d’administration attend d’eux.<br />
C’est ainsi qu’on a,  en résultante,  une entreprise dont tous les membres se doivent d’être excellents , entendez , les plus performants.<br />
Le niveau d’exigence est maintenu par une discipline de fer : la moindre mauvaise note, la moindre insuffisance,  sont immédiatement sanctionnées.</p>
<p><strong>A l’inverse, on trouve des organisations «  moins durement contraintes ». </strong><br />
Dans ces organisations , l’objectif n’est ni le meilleur classement,  ni la meilleure rentabilité , mais un accomodement entre divers objectifs : un objectif économique bien sûr , mais aussi des objectifs sociaux .<br />
Le mariage des contraintes a souvent pour effet de les rendre plus supportables, par une sorte d&#8217;effet de dilution.<br />
C’est ainsi qu’ont fonctionné et que fonctionnent encore , nombre d’entreprises de type PME .<br />
Les entreprises sous influence étatique , et celles de l’économie sociale, sont aussi ,souvent , des organisations mélangeant les contraintes avec des niveaux d’exigence modérés.<br />
Les entreprises qui arrivent à marier les contraintes tout en conservant leur niveau d&#8217;excellence économique sont malheureusement très rares. Ce sont les seules, selon nous, à mériter le prix d&#8217;excellence !</p>
<p><strong>Enfin, on trouve des organisations qui ne sont pas contraintes du tout </strong>, ou plutôt elles ne fonctionnent que sous l’impulsion de leurs membres. Ce sont en général des organisations de type associatif. Là, un président essaye de faire fonctionner ensemble, le moins mal possible, un ensemble hétéroclite de « bonnes volontés »; mais il reçoit déjà beaucoup, pour le salaire qu&#8217;il leur donne, car ils sont bénévoles. Le professionnalisme y est très inégal , mais le coeur souvent plus grand qu&#8217;ailleurs ! </p>
<p><strong>La difficulté naît souvent du changement du niveau d’exigence .</strong><br />
Tel manager habitué à un niveau d’exigence extrème , poussé à rechercher la même efficacité dans une organisation travaillant «  à allure moyenne » va rencontrer une forte résistance du corps social ainsi bousculé.</p>
<p>Un manager efficace , voulant se mêler de bénévolat, risque de rencontrer les mêmes résistances, pour les mêmes raisons. </p>
<p>C’est ainsi que peuvent être observés des jeux de pouvoir où les tenants de l’allure modeste ou moyenne,  vont se liguer pour expulser l’intrus qui voudrait leur imposer une exigence supérieure.<br />
C’est ainsi que les tenants de l’allure rapide vont vite manifester auprès de l’Autorité supérieure leur désagrément d’avoir à travailler avec des opérateurs d’allure modeste, ou des managers d’allure modeste,  ou insuffisante,  à leur yeux. </p>
<p>L’actualité se fait l’écho, sans toujours bien l’analyser, de ces jeux de pouvoir où une organisation donne le spectacle d’une guerre entre groupes , ou entre un manager et des groupes,  aux niveaux d’exigence disharmonieux . </p>
<p><em>Bref , c’est la guerre des exigences .</em> </p>
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		<title>Pourquoi les Allemands sont ils « bons » , au football et ailleurs……</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 06:48:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d’humeur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.drhautrement.com/?p=1139</guid>
		<description><![CDATA[Parce qu’ils sont rigoureux
Oui mais ils sont nés comme ça !
Parce qu’ils sont rigoureux
Oui mais la fantaisie, c’est bien aussi
Parce qu’ils sont rigoureux
Oui mais ils ne mangent que des saucisses et des patates
Parce qu’ils sont rigoureux
Oui mais les Français sont plus subtils et ont plus d’humour
Parce qu’ils sont rigoureux
Oui mais nous sommes plus artistes, plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Parce qu’ils sont rigoureux<br />
Oui mais ils sont nés comme ça !<br />
Parce qu’ils sont rigoureux<br />
Oui mais la fantaisie, c’est bien aussi<br />
Parce qu’ils sont rigoureux<br />
Oui mais ils ne mangent que des saucisses et des patates<br />
Parce qu’ils sont rigoureux<br />
Oui mais les Français sont plus subtils et ont plus d’humour<br />
Parce qu’ils sont rigoureux<br />
Oui mais nous sommes plus artistes, plus inventifs<br />
Parce qu’ils sont rigoureux<br />
Oui mais il y a l’individu à côté du groupe<br />
Parce qu’ils sont rigoureux<br />
Oui mais ils voudraient bien avoir notre Education nationale<br />
Parce qu’ils sont rigoureux<br />
Oui mais leurs voitures sont trop chères<br />
Parce qu’ils sont rigoureux<br />
Oui mais ils sont Allemands ! </p>
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		<title>Mondial : une équipe, c&#8217;est deux aventures !</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Jun 2010 15:05:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d’humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[Oui, bien sûr, il faut des compétences et une organisation.
Oui, bien sûr, il faut des conditions de travail, un salaire proportionnel aux contributions individuelles et d’équipe.
Mais, pour former une équipe, c&#8217;est-à-dire lui donner ce supplément d’âme qui fait la différence, il faut d’abord à sa tête une personne qui sache emmener avec elle, dans son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Oui, bien sûr, il faut des compétences et une organisation.<br />
Oui, bien sûr, il faut des conditions de travail, un salaire proportionnel aux contributions individuelles et d’équipe.<br />
Mais, pour former une équipe, c&#8217;est-à-dire lui donner ce supplément d’âme qui fait la différence, il faut d’abord à sa tête une personne qui sache emmener avec elle, dans son aventure,  les membres de l’équipe. </p>
<p><strong>Encore faut il que cette aventure soit désignée , fasse envie, soit susceptible de mobiliser. </strong><br />
Je suis frappé encore de constater que, souvent, les gens ne connaissent pas vraiment la finalité collective de leur travail. Comment donc y trouver du sens ?<br />
Sachant cette finalité collective, les hommes ne sont pas prêts à toutes les aventures !<br />
Au delà des mots, ils savent bien deviner les buts intimes, souvent bien moins glorieux que les buts proclamés !<br />
Gare s&#8217;ils se rendent compte ( et n&#8217;admettent pas ) que l&#8217;aventure collective implicite consiste à enrichir un certain nombre de gens le plus vite possible, car , dans ce cas, il y a peu de chances pour qu’ils mouillent le maillot autant que vous le souhaiteriez, sauf à les faire participer, de manière plus que symbolique , à cet enrichissement !<br />
Est-ce que jouer pour défendre les couleurs de la France était un but suffisamment noble aux yeux des joueurs ?<br />
Est-ce que les joueurs de l’équipe de France de football avaient envie de l’aventure que leur proposait leur entraîneur ?<br />
Par ailleurs, si le responsable est hésitant dans la destination finale, pas assez passionné par le but qu&#8217;il poursuit , comment voudriez vous qu&#8217;il donne envie aux autres de le suivre ? </p>
<p><strong>Mais ça ne suffit pas !</strong><br />
L’aventure du chef ne devient l’aventure des équipiers,  que si chacun peut inscrire sa propre aventure dans l’aventure du chef.<br />
Gagner la coupe du monde n’a de sens que si chaque joueur a senti que sa propre aventure a pu s’inscrire dans l’aventure collective, que s’il a pu partager un peu de la gloire collective, en récoltant des félicitations pour son jeu individuel .<br />
La Participation aux résultats a cet inconvénient que la performance individuelle n’est pas lisible dans le résultat global de l’entreprise.<br />
Les joueurs de l’équipe de France ont-ils pu inscrire leur jeu,  dans le jeu développé par l’équipe ?<br />
Chacun, à son poste , a-t-il eu l’opportunité d’exprimer tout son talent ? </p>
<p>Ceci suppose que le chef accorde aux équipiers , les marges de manœuvre dont ils ont besoin,  pour manifester leur talent au sein du collectif et donc la confiance nécessaire pour le faire. </p>
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		<title>Mondial : Des bleus à l’Autorité</title>
		<link>http://www.drhautrement.com/billets-dhumeur/mondial-des-bleus-a-l%e2%80%99autorite/</link>
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		<pubDate>Tue, 22 Jun 2010 09:50:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d’humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[La grève des bleus de l’équipe de France de football scandalise apparemment tout le monde .
Il y a bien longtemps qu’un DRH sait que ce sont des larmes de crocodile.
En temps ordinaire, notre indulgence vis-à-vis de tous ceux qui s’opposent à l’Autorité  est devenue banale.
Nos protestations contre ceux qui , légitimement,  sanctionnent les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La grève des bleus de l’équipe de France de football scandalise apparemment tout le monde .<br />
Il y a bien longtemps qu’un DRH sait que ce sont des larmes de crocodile.</p>
<p>En temps ordinaire, notre indulgence vis-à-vis de tous ceux qui s’opposent à l’Autorité  est devenue banale.<br />
Nos protestations contre ceux qui , légitimement,  sanctionnent les contrevenants, sont innombrables.<br />
Qui se soucie vraiment des instituteurs malmenés par la justice, après avoir gifflé un enfant qui le méritait ?<br />
Qui trouve anormales les sanctions de grande clémence prononcés contre les grévistes de la SNCM,  qui ont quand même détourné un bateau, et ceux qui ont saccagé une sous préfecture ? </p>
<p>Dans tout français commun sommeille un petit guignol , trop heureux de bastonner la maréchaussée.<br />
<strong>Quel DRH ne s’est pas trouvé devant une grève destinée à protester contre une sanction prise légitimement contre un salarié qui a fauté et , si possible, la faire retirer ? </strong><br />
Quelle morale habite donc notre société pour que des personnes s’estiment légitimes à protester , par une grève, contre un acte qui est une sanction juste : l’expulsion d’un joueur qui a injurié son entraîneur.  </p>
<p><strong>L’Autorité est traitée comme une reine dans les organisations militaires ou contraignantes et comme une fille , dans beaucoup d’autres ! </strong><br />
Dans l’Armée , sans surprise, l’Autorité est vénérée et parfois même à bien mauvais escient .<br />
Dans les entreprises anglo saxonnes , la grande distribution, beaucoup de PME,le BTP, on ne badine pas avec elle et le moindre contrevenant y est sévèrement châtié.<br />
Dans les organisations dites latino-saxonnes ( entreprises de 1000 personnes et plus ), on négocie, à chaque fois,  la gravité de la sanction et on pratique à haute dose « <em>la poire en deux</em> ». Ce qui n’est pas symbole de justice ,mais en donne l’illusion et préserve momentanément la paix sociale.<br />
<em>Curieusement, les syndicats, et surtout la CGT, prennent toujours le parti de défendre tout le monde sans distinction, par principe ! </em><br />
Dans le secteur public, institutionnel, mutualiste, les Associations, il est rare que le salarié ou l’agent puni le soit ; les garanties statutaires ou la culture de l’édredon , suffisent en général à protéger le contrevenant.<br />
Dans le cas de l&#8217;équipe de France, quand le capitaine Patrice Evra tonne, ce n&#8217;est pas contre l&#8217;injurieur, mais c&#8217;est parce qu&#8217;un traître n&#8217;a pas permis à la culture de l&#8217;édredon de s&#8217;exercer !<br />
Et puis il n&#8217;aurait pas dit vraiment, il aurait marmonné&#8230;.faute marmonnée est facile à pardonner !<br />
Dans toutes ces configurations, le respect dû à l’Autorité, ou à ses représentants, est proportionnel à la possibilité pour la sanction de s’exercer .<br />
Le chef est tout puissant dans les organisations où la possibilité de sanctionner est forte, <em>il compte pour du beurre</em> dans les organisations où sanctionner tient du miracle.<br />
Le problème, c’est que lorsque le chef est privé de ses attributs, le groupe humain est soumis aux humeurs d’un groupe où «  tout le monde est maître et compagnon » ou aux foucades du tribun de service.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Recrutement : Mettez des littéraires dans votre moteur</title>
		<link>http://www.drhautrement.com/billets-dhumeur/recrutement-en-entreprise-mettez-des-litteraires-dans-votre-moteur/</link>
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		<pubDate>Thu, 17 Jun 2010 12:36:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d’humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[Notre ministre Valérie Pécresse vient d’encourager les entreprises à s’ouvrir aux
« littéraires » .
Elle a bien raison et je vais vous dire pourquoi.
L’idée de classifier toute chose est une idée bien française.
Ainsi faudrait il être matheux pour être médecin, pilote de ligne ou ingénieur !
Les ingénieurs doivent savoir jongler avec les sciences exactes, certes, mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Notre ministre Valérie Pécresse vient d’encourager les entreprises à s’ouvrir aux<br />
« littéraires » .<br />
Elle a bien raison et je vais vous dire pourquoi.</p>
<p>L’idée de classifier toute chose est une idée bien française.<br />
Ainsi faudrait il être matheux pour être médecin, pilote de ligne ou ingénieur !<br />
Les ingénieurs doivent savoir jongler avec les sciences exactes, certes, mais ils doivent aussi et peut être surtout,  être ingénieux !<br />
Quant aux pilotes de ligne et aux médecins, exiger qu’ils soient forts en maths est une lubie française !<br />
L’entreprise française a depuis bien longtemps, hélas, considéré que les littéraires et autres adeptes des sciences dites «  molles »  ne lui seraient d’aucune utilité ! </p>
<p><strong>Au nom de la dite classification, le paysage de l’encadrement , dans nombre d’entreprises, est devenu bien monocolore . </strong><br />
Passe le phénomène des coteries des écoles d’ingénieurs, le plus grave n’est pas là.<br />
Si l’on dit que la richesse est fille de la diversité, nos entreprises , de ce point de vue, doivent être bien pauvres.<br />
Et pourtant , si elles savaient, les entreprises embaucheraient plus facilement qu’elles ne le font , des gens de lettres . </p>
<p><em><strong>Les gens de lettres</em> par rapport aux <em>gens des chiffres </em>possèdent des particularités qui n’appartiennent qu’à eux :</strong><br />
-            Une capacité critique plus évidente.<br />
-	Une intelligence plus synthétique qu’analytique<br />
-	Une meilleure compréhension des phénomènes humains et sociaux<br />
-	Une grande ouverture d’esprit<br />
-	Une plus grande capacité à travailler avec des profils multiples<br />
-	Une capacité à se remettre en cause<br />
-	Des valeurs qui ne sacrifient pas le savoir être<br />
-	Une bonne capacité à penser «  par soi même ».<br />
-	Enfin, un humour bien différent de l’humour potache des ingénieurs </p>
<p>Nos sociétés , pour fonctionner correctement, ont besoin de savoir gérer des niveaux de plus en plus élevés de complexité. </p>
<p><em>Or , les gens de lettres, à travers leurs études de philosophie, sociologie ou français, ont été habitués à observer et décoder les réalités complexes . </em><br />
Par ailleurs, les populations salariées sont devenues compliquées à gérer au travail.<br />
Les esprits abonnés à la simplicité carrée du 2+2 =4  ont beaucoup de peine  à « dealer » avec ces mentalités complexes.<br />
Enfants de l’université, les gens de lettre sont plus habitués que les cadres formés dans les écoles de l’élite,  à accueillir et gérer la diversité culturelle et sociologique. </p>
<p>Le management français n’est , selon nous , pas remarquable du tout.<br />
L’une des explications tient à l’incapacité culturelle des encadrants à « sentir » le phénomène humain et à prendre leurs responsabilités , face à une situation donnée. </p>
<p>Mais, me direz vous, vos diplômés de l’université ne sont bons qu’à réfléchir et à discuter et plutôt impropres à l’action. En plus, ils sont plutôt de gauche !<br />
Cette remarque n’est vraie qu’autant que vous faites une erreur de recrutement en puisant des ressources inaptes à la vie d’entreprises.<br />
Tous les diplômés de l’université ne sont pas prédisposés à faire de la recherche ou de l’enseignement . Quant à l’engagement politique , il serait temps de sortir des schémas de Mai 68 !<br />
Et il se trouve forcément parmi eux des gens doués autant pour l’action que pour les activités de spéculation intellectuelle. </p>
<p><em>Conclusion : Puisque vous vous revendiquez du pragmatisme, qu’attendez vous pour<br />
 « expérimenter » la filière des fruits de l’Université ? </em></p>
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		<title>Négociation retraite : éloge de la mazarinade</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Jun 2010 15:42:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d’humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[Il m’a fallu conduire beaucoup de négociations sociales , pour, non pas comprendre, mais accepter que la négociation était cet espace inconnu où , à la suite de nombreux aller/retours, l’impossible compromis serait trouvé, entre les partenaires à la négociation.  
Ceci signifie que si l’un des partenaires a déjà fixé sa ligne d’arrivée, tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il m’a fallu conduire beaucoup de négociations sociales , pour, non pas <em>comprendre, mais accepter</em> que la négociation était cet espace inconnu où , à la suite de nombreux aller/retours, l’impossible compromis serait trouvé, entre les partenaires à la négociation.  </p>
<p>Ceci signifie que si l’un des partenaires a déjà fixé sa ligne d’arrivée, tout en se déclarant ouvert à la négociation, il ne peut y avoir négociation, il n’y a pas négociation.<br />
<em>Il n&#8217;y a pas négociation puisque , dans ce cas, la tentation est forte de manipuler la partie adverse pour l&#8217;amener sur sa position ! </em><br />
Ceci signifie que si l’un des partenaires est résolu à imposer par la force , ou quelque contrainte, sa négociation, il ne peut y avoir négociation, il n’y a pas négociation.<br />
<em>Ceci implique que règne un minimum de fair play, de confiance, une sorte de gentleman’agreement, pour que les partenaires puissent jouer la partition qui permettra au processus de s’enclencher.</em></p>
<p>La Direction produit un document de base donnant les éléments du problème , des solutions possibles et leurs conditions de réalisation , en positif comme en négatif.<br />
Les partenaires syndicaux n’en profitent pas pour réduire la proposition patronale à « <em>un infâme torchon </em>» et à appeler « <em>à l’épreuve de force pour faire bouger le patron </em>» , mais critiquent le texte, et proposent des amendements au document de base.<br />
Au cours de la seconde réunion, le négociateur patronal explique de vive voix ses positions, les clarifie, se fait expliquer les réserves syndicales et prend note des amendements proposés .<br />
Quelques jours après, les organisations syndicales recevront un nouveau document amendé des éclairages et discussions de la séance de négociation , et ainsi de suite.<br />
Au bout de ce cercle vertueux, qui peut durer des mois, une position , non pas idéale, mais susceptible de faire se rencontrer les intérêts des partenaires à la négociation, peut être établie.<br />
Si le compromis est impossible, il n’est pas interdit de conclure par un PV d’échec<br />
, mais, toutes ses chances ont été données à la négociation. </p>
<p>La négociation sur les retraites , conduite en sous main par un fin connaisseur des mœurs syndicales, Raymond Soubie, conseiller social du président, n’a pas du tout suivi le cercle vertueux décrit ci avant.<br />
Il savait bien qu’en produisant un document de travail , les chances étaient grandes de voir l’écheveau de la contestation politique et syndicale se développer tous azimuts et non pas à un vrai processus de négociation de s’engager.</p>
<p><strong>L’absence de vrai syndicat réformiste en France</strong>, puisque la CFDT échaudée par le précédent de 2003, est retournée dans le camp contestataire, empêche , la plupart du temps , que puisse s’enclencher le travail laborieux qui permettra , souvent aux forceps, au texte de compromis de naître.<br />
Ceci suppose , des deux côtés, une bonne dose de pragmatisme, une grande ouverture d’esprit, de l’imagination, mais aussi, de la part du patron privé , quelque chose en plus : un certain sens du partage  !</p>
<p>L’idéologie et les tabous sociaux qui survivent encore en France, empêchent, presque toujours, sauf dans les petites ou moyennes entreprises,  ces postures intellectuelles , indispensables à une bonne négociation.  </p>
<p>On récolte donc des négociations où celui qui joue le plus fin, <strong>le Mazarin de service</strong>, se félicite de s’être livré le moins possible, pour récolter la décision unilatérale , qui suscitera le moins de réactions. Mais d’accord point !<br />
A ce sujet, tout le monde notera qu&#8217;on a sacrifié l&#8217;équité à la paix sociale, en évitant de remettre en question les avantages dont bénéficient les régimes spéciaux ; pour la forme, on se contentera d&#8217;écorner un peu le régime des fonctionnaires . Des solutions existaient pourtant, ménageant une transition en douceur, comme nous l&#8217;avons écrit dans un article précédent.<br />
A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Mais, en agissant ainsi, on a sans doute évité le blocage social.<br />
En France, on considère souvent que l&#8217;impossible n&#8217;est jamais possible &#8230;.</p>
<p>Ainsi, si , jeune RH,  tu as rêvé toi aussi de jouer la carte du dialogue social, essaye, essaye toujours, essaye encore, mais prends garde que ta candeur ne se transforme en naïveté .<br />
<em>Dans tous les cas, selon les entreprises, tu auras trouvé la clé pour être un vrai partenaire social , ou tu finiras en vieux renard madré. </em></p>
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