Quand je vois ministres, procureurs de la République, sous préfets, préfets et même un général de gendarmerie se précipiter devant les caméras de la télé, pour le moindre fait divers, je me dis que c’est, à ce niveau de responsabilité, une très mauvaise gestion du temps et que « ça sent le chef » !
Quand je vois les proches collaborateurs d’un chef d’ entreprise se transformer en ardents thuriféraires, je me dis que « ça sent le chef » !
Quand je vois les mêmes, en comité de direction, ne pas lever un sourcil, quand le chef prend des positions déraisonnables, ou qu’ils ne partagent pas, je me dis que « ça sent le chef » !
On reconnaît le chef possédant une forte capacité de leadership à son activisme, sa capacité à inspirer l’admiration, à entraîner, à vivre de mémorables colères, à ne pas comprendre qu’on lui résiste, à inspirer la peur, aussi.
Dans la sphère politique, ce type de chef est suffisamment rare pour être noté.
D’où mes observations du début, où les bureaucrates se mettent à mouiller la chemise, comme le chef !
Dans le secteur privé, il est d’espèce courante, surtout dans les PME.
Dans la sphère des administrations et des entreprises publiques, il a disparu avec les diplodocus.
Car, s’il est une espèce chassée et menacée , dans la sphère publique, c’est bien le chef .
Au point que l’injure suprême , c’est de passer pour un chef , forcément petit, totalitaire, injuste, désagréable, harceleur…..
Le management dit participatif, l’a remplacé.
Dans ce type de management, en théorie, le chef écoute puis décide.
Rien à dire, c’est l’idéal.
Dans la pratique, tout le monde s’exprime et la personne affublée du titre de chef attend que tout le monde soit d’accord pour décider.
C’est le consensus mou.
Finalement, le premier type de chef agit et fait bouger les choses, mais il est souvent insupportable avec son entourage, qui le craint tellement qu’il se transformer en serpillère.
Le deuxième type de chef , a peur d’agir et de troubler quiconque, mais il est tellement agréable.
Chasseur de tête de chefs dynamiques et agréables à vivre est une profession d’avenir.
L’action du DRH
Vous n’aurez probablement pas votre mot à dire pour choisir le chef.
Et si vous le faites c’est à vos risques et périls.
Pour la suite, essayez de limiter la casse, avec un chef de fort tempérament
Réveillez le chef gentil et poussez le à agir.
Et… commander, diriger, ça ne se délègue pas.