Management : nos Mac Cain et nos Obama.

Dans nos entreprises aussi, nous avons nos Mac Cain et nos Obama.
Mac Cain, c’est le courage et l’action prouvées .
Obama , c’est le verbe et des promesses d’action.

Obama plaît beaucoup aux français parce que le charme passe par le verbe , parce que le français est un idéaliste qui croit aux discours humanistes , parce que Obama est jeune , beau et sympathique, parce qu’il est noir et que la case de l’Oncle Tom risque de connaître son plus beau chapître !

Mac Cain, c’est le vieux , le vilain, le méchant, celui qui incarne le mal et la guerre.
La preuve : il n’hésite pas à s’entourer d’une diablesse, la méchante sorcière Sarah Paulin.

Dans nos entreprises, si nous regardions bien, nous trouverions plein de patrons typés Mac Cain.
Ces clones de Mac Cain travaillent de préférence dans un certain type d’entreprises : les entreprises anglo – saxonnes , l’industrie, la grande distribution, le bâtiment et le génie civil , les PME en relation avec les grandes entreprises, les constructeurs automobiles , le transport routier …..
Ils travaillent là, parce que ce qui compte c’est d’agir vite et vivement. Parce que ce qui compte, c’ est de profiter au mieux du monde tel qu’il est, pas de le transformer, ni de le rendre vertueux. Ce qui compte , c’est d’être fort et de gagner.

Un certain nombre d’autres secteurs choisit de préférence des profils Obama : la banque, les coopératives, les mutuelles, le secteur public, les associations…
Dans ces organisations de culture très politique, ce qui compte c’est de maîtriser le verbe, de plaire et, surtout, ne fâcher personne.

Même si les choses sont plus complexes, il n’en reste pas moins que les fondamentaux des entreprises et des organisations restent culturellement très marqués par l’esprit qui a présidé à leur création , leur finalité ( même si elles trahissent souvent leur finalité d’origine )

Idéalement, on voudrait que Mac Cain soit noir, jeune et beau et parle d’or.
Idéalement , on voudrait qu’Obama se soit durci le cuir au Viet nam et qu’il ait déjà montré qu’il était un homme d’action et de décision, quelqu’un qui ne reniera pas ses promesses une fois élu, un nouveau Kennedy, épris de paix, qui ne ferait pas le débarquement de la baie des cochons, à Cuba, ni le Viet nam….

Mais ce n’est pas possible.
Alors entre le verbe et l’action, il faut choisir !
Je sais , c’est dur de sortir du rêve.
Pour moi, aussi.
Je voterais sans doute Obama, mais je me serai prévenu….….pour la suite !

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