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	<title>DRH Autrement</title>
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	<description>drh - Management et Ressources humaines</description>
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		<title>Quel manager en temps de crise ?</title>
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		<pubDate>Wed, 02 May 2012 11:53:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d’humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce soir, 2 mai 2012, vont s’affronter pendant deux heures trente, à la télévision, deux profils de managers bien différents, partis à la conquête du poste de Président de la république française. Les français, sans doute très nombreux, vont les écouter et glisser, dimanche prochain, leur bulletin de vote dans l’urne.
Ils voteront selon leurs intérêts, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce soir, 2 mai 2012, vont s’affronter pendant deux heures trente, à la télévision, deux profils de managers bien différents, partis à la conquête du poste de Président de la république française. Les français, sans doute très nombreux, vont les écouter et glisser, dimanche prochain, leur bulletin de vote dans l’urne.<br />
Ils voteront selon leurs intérêts, pour la plupart, leurs affinités personnelles pour telle ou telle personnalité, ou l’héritage de  son milieu d’éducation, pour les autres. Il est à souligner que l’idéologie ou l’appartenance politique n’est souvent qu’un habillage de ses intérêts ou de ses émotions.  </p>
<p><strong>Peu nombreux sont ceux qui auront l’idée de consulter un manuel de management pour savoir quel profil de candidat est le plus efficace en temps de crise et c’est bien dommage. </strong></p>
<p>Nicolas Sarkozy comme François Hollande appartiennent à deux styles managériaux bien identifiables, qui incarnent le reflet presque caricatural des deux mondes du travail qui coexistent tant bien que mal en France : le monde appartenant à la sphère étatique et institutionnelle d’un côté et le monde des entreprises privées du secteur concurrentiel, de l’autre.</p>
<p>En parlant des « vrais travailleurs », Nicolas Sarkozy faisait clairement allusion aux travailleurs du second. Il a tort en partie car on trouve aussi dans le premier « de vrais travailleurs » …<br />
 La vérité commande de dire que l’environnement facilite moins l’engagement des individus dans le premier que dans le second et souvent, ils n’en sont pas responsables, mais sont devenus, presque toujours malgré eux, des travailleurs dont la puissance de travail est peu ou mal utilisée ! Mais c’est un autre débat. </p>
<p><strong>Donc, Nicolas Sarkozy incarne clairement un type de manager directif</strong>.<br />
Les managers de ce style sont souvent carriéristes, colériques, autoritaires voire cassants, individualistes, égoïstes, ce qui ne les empêche pas d’être aussi des affectifs, contrairement à ce qu’on pense; ce qui peut les rendre injustes. Mais ce sont presque toujours des individus doués, des travailleurs infatigables, des visionnaires parfois, des fonceurs souvent, à la limite de l’aventurier, des risqueurs, des battants, des gagneurs ! Ils ont été formés dans des écoles de commerce ou d’ingénieurs, le plus souvent. </p>
<p>Même si on ne les aime pas, il faut bien leur reconnaître un vrai talent. Les grands managers d’entreprise ont rarement été des doux et des gentils, mais le plus souvent des types désagréables, qu’on a souvent haï mais dont on s’accorde à reconnaître, quand on sait se démettre d’un surplus d’émotion ou d’idéologie, qu’ils ont été de bons capitaines.<br />
Le tort de Sarkozy, dans cette campagne électorale, a été de croire ses adversaires disant qu’il avait un bilan désastreux et de s’abandonner aux vents mauvais de la discrimination. Je crois tout au contraire que, compte tenu de la crise et de son style, moins choquant que nouveau, il a réveillé une France enkylosée et mis en place des réformes indispensables. Il a fait, en la circonstance, beaucoup mieux que la plupart de ceux qui l’accusent d’un bilan désastreux n’auraient fait. L’histoire, à ce titre, lui rendra compte.<br />
Nos petits cœurs de latins sentimentaux, propices aux effusions, et ceux des journalistes souvent, se sont trop vite abandonnés aux états d’âme, pour avoir un avis objectif de l’action de Nicolas Sarkozy.  </p>
<p><strong>La famille managériale à laquelle appartient François Hollande est celle des managers qu’on trouve communément dans les administrations et les entreprises publiques</strong>, mais aussi dans les organisations de culture institutionnelle ou bureaucratique : secteur social et mutualiste, associations, certaines banques et assurances…<br />
Ces managers, si tant est qu’ils méritent ce titre, ont souvent été formés à l’ENA ou Sciences Po, travaillé dans des ministères, cotoyé tel ou tel politique, bénéficient souvent d’un statut avantageux de droit public, ce qui leur permet de bien comprendre la mécanique d’avancement et les attentes des populations à statut qu’ils dirigent. C’est aussi cette expérience de l’Etat qui leur fait entrevoir les syndicats comme une population à ménager, en bons politiques qu’ils sont restés. L’argent de l’Etat n’étant le plus souvent l’argent de personne, ils restent généreux avec lui. </p>
<p>Leur mode managérial est celui de la recherche permanente du consensus; ils n’en connaissent d’ailleurs pas d’autre. En théorie, associer le plus grand nombre possible aux décisions est un must du bon manager des manuels. Ce qui induit donc un nombre considérable de réunions, de médiateurs en tout genre dont les syndicats et les consultants (toujours en nombre dans ce type d’organisation ).<br />
La gestion par le contrôle de budgets fixés dans le marbre, par des technos placés au sommet, y est le mode de gestion le plus couramment pratiqué, de préférence à la gestion « au résultat », pratiquée dans le privé. </p>
<p>Le résultat en est des acteurs déresponsabilisés tout au long d’une ligne hiérarchique d’ailleurs soumise au contre pouvoir puissant et permanent des syndicats et des « politiques » du conseil d’administration. Le but ultime de ce genre d’organisation n’est ne le profit ni même la bonne gestion, mais la dépense de l’argent afin de plaire au plus grand nombre, dans une finalité clairement politique, sauf exception. Il est des grands serviteurs de l’Etat qui échappent à ce jugement, mais ils sont rares. </p>
<p><strong>En période de vache grasse et de « routine », ce type de management va son chemin sans heurt,</strong> et pour cause, puisque le manager ne travaille que pour contenter tout le monde. Quand la tempête s’annonce et qu’il faut naviguer serré, les choses se corsent. </p>
<p>Le plus souvent, les « acteurs », qui n’ont jamais vraiment entendu parler de l’intérêt général, de gestion, de compétitivité, qui ont les yeux fixés en permanence sur le caractère immuable de leur avancement de grade ou d’échelon, ne comprennent pas que « tout d’un coup » on leur demande des efforts, alors qu’ils travaillent autant qu’avant, et parfois plus et qu’ils ont un droit absolu à leur avancement et à l’augmentation de leur point d’indice, quelle que soit la conjoncture. Si, en plus, on leur dit qu’il suffit de taper les riches et les entreprises, il n’y a pas beaucoup d’espoir qu’ils soient prêts, une seconde, à renoncer à « leurs droits intangibles ».     </p>
<p><strong>La France, en ce mois de Mai 2012 est un vaisseau dans la tempête. </strong><br />
Et quitte à déplaire à la moitié de la France, je crois que le style managérial Sarkozy, malgré tous ses défauts, conviendrait mieux à notre pays en cette période si difficile. Je crains que la majorité de mes concitoyens n’arrive à se défaire du brouillard d’infamie qu’on lui a collé sur le dos. Je me souviens avoir, sur le coup, maudit mes maîtres les plus exigeants, qui étaient souvent les plus désagréables. J’avais raison du point de vue humain. J’avais tort du point de vue professionnel. Un chef d’Etat n’a pas à être d’abord un père ou un rassembleur, il a d’abord besoin d’être celui qui conduit la nation le plus efficacement possible, dans l’intérêt du plus grand nombre, même si ça coûte des efforts, même si ça fait mal, pourvu que les efforts à faire et les sacrifice soient équitablement partagés. </p>
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		<title>Dialogue social : moins une question de loi que de valeurs.</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Apr 2012 11:05:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d’humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[En cette période  électorale de grande moisson de promesses, j’entends des candidats nous promettre une loi, encore une, puisque c’est la manière préférée de nos politiques d’affronter la réalité, sur le dialogue social.
Si le dialogue social, en France, est souvent difficile, ce n’est pas d’abord à cause de la loi ou sauf exception, de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En cette période  électorale de grande moisson de promesses, j’entends des candidats nous promettre une loi, encore une, puisque c’est la manière préférée de nos politiques d’affronter la réalité, sur le dialogue social.</p>
<p>Si le dialogue social, en France, est souvent difficile, ce n’est pas d’abord à cause de la loi ou sauf exception, de la volonté des patrons de se dérober, c’est à cause de la conception que patrons et syndicalistes se font de l’Entreprise.</p>
<p><em>Sens de la propriété et conception du pouvoir sont les deux valeurs qui cristallisent le plus les oppositions de valeur entre « patrons » et syndicalistes. </em></p>
<p><strong>Côté patrons. </strong></p>
<p><em>Sens de la propriété</em><br />
Pour les patrons propriétaires, l’entreprise leur appartient. C’est leur création, souvent, leur sueur, leur vie, leur raison d’être. Récemment, en Italie, on a dénombré pas moins de 25 suicides de patrons perdus devant le mur des difficultés qu’ils devaient affronter. Et cette propriété là, ils ne sont pas prêts à la partager facilement, parce qu’eux seuls savent vraiment ce qu’elle leur a coûté ! C’est aussi ce qui explique le fort népotisme qui imprègne nombre de PME françaises. Ce qui n’est pas du tout le cas des patrons, simples dirigeants sociaux, salariés prêts à se vendre au plus offrant. Ceux là sont, naturellement, beaucoup plus facilement prêts à négocier une richesse qui ne leur appartient pas. </p>
<p><em>Conception du Pouvoir. </em><br />
Le patron propriétaire est souvent un homme de caractère et sait bien que s’il a réussi, il le doit plus à son flair et à son tempérament, bien trempé, qu’au banquier du coin, aux aides de  l’administration tatillonne ou à son expert comptable ! Donc, forcément, il n’est pas prêt à admettre «  les idées des autres », fussent elles d’origine syndicale.<br />
Plus difficile a été le parcours du patron pour s’imposer, plus difficile est pour lui l’idée de concevoir qu’il faut partager aussi les décisions à prendre, maintenant que l’entreprise a grandi et fonctionne.<br />
Les patrons salariés sont beaucoup plus à l’aise avec le partage du pouvoir, ou plutôt, trouvent plus facilement le moyen diplomatique de faire croire qu’ils partagent leur pouvoir car le pouvoir, pour de multiples raisons, reste, en France, très centralisé, à tous niveaux. </p>
<p><strong>Côté syndicats. </strong></p>
<p><em>L’égalité est la valeur phare.</em><br />
Les citoyens doivent être libres et égaux « en argent », autant qu’en droits. La France continue à ne pas aimer ses riches. Et il est très difficile de faire comprendre à un syndicaliste que la répartition de l’argent doit plus être une question de mérite et d’éthique que de droit ! A ceux qui travaillent plus et mieux,  il faut donner plus. Ceux qui ne travaillent pas ou peu, doivent laisser leur place aux autres, qui sont chômeurs et voudraient bien travailler plus qu’eux ! C’est pourquoi le droit, qui fait une rente de situation aux CDI et aux fonctionnaires, n’est pas moral, à partir du moment où le niveau des garanties accordées n’est plus mérité et devient sans objet !<br />
A leur décharge, il est vrai que les avantages que s’octroient certains patrons et la mauvaise appréciation qu’ils peuvent avoir des mérites des uns et des autres, fait perdurer les syndicats dans l’idée que seuls le droit et la grève peuvent permettre une juste répartition des richesses. C’est pourquoi nous pensons que la vraie révolution à conduire n’est pas sociale, c’est celle du cœur,  des patrons comme des syndicalistes ! Le cœur, qui seul peut admettre le partage, comme une valeur supérieure à celle de la possession et de l’intérêt. </p>
<p><em>Le partage du pouvoir du patron. </em><br />
En France, on a beaucoup de peine à admettre le pouvoir du patron, considéré encore comme une survivance du droit féodal. C’est pourquoi les gouvernements de gauche n’ont de<br />
cesse que de le réduire, à chaque fois qu’ils le peuvent, jusqu’à en faire la caricature qu’on trouve dans toutes les entreprises où l’Etat a quelques intérêts.<br />
On cite souvent la cogestion allemande, mais si elle peine autant à trouver sa place en France, c’est aussi parce que les syndicats français sont encore imprégnés d’une idéologie qui n’admet pas vraiment la légitimité du pouvoir du propriétaire.<br />
Le sachant, celui là est d’autant moins prêt à partager un pouvoir qu’il sait non légitimé par « l’Autre » ! Et « l’Autre » est d’autant plus prêt à lui voler son pouvoir, qu’il le considère comme non légitime. Les « Bastilles » que Mélenchon veut prendre, trouvent leur source dans cette conception que le pouvoir n’est légitime que s’il émane du peuple et de rien d’autre.<br />
Même dans les grandes entreprises, sauf exception, le pouvoir partagé n’est qu’un pouvoir de forme. C’est un pouvoir essentiellement bureaucratique, qui se joue autour de réunions innombrables, de compte rendus, de procès verbaux, de consultations juridiques. Tout le monde joue la comédie : DRH, syndicats, inspecteurs du travail et patrons, parce que cette apparence là leur permet de justifier leur rôle et leurs salaires et de justifier leur conformité à la loi ! D’ailleurs, quelque part, si la Gestion prévisionnelle des compétences et la loi sur l’égalité des salaires Hommes/Femmes restent autant des exercices formels, c’est que la réalité, complexe sur ces sujets, s’oppose à la Loi.<br />
Le partage du pouvoir n’est pas impossible, mais il ne commence à avoir une réalité que si, de chaque côté, on a atteint un certain niveau de confiance permettant de parler « au fond » des vrais problèmes qui se posent, ou vont se poser, et de réfléchir ensemble au moyen de les régler dans le sens de l’intérêt bien compris de tous ! </p>
<p>Or, la radicalité des prises de position, l’irrespect, voire la violence, interdisent cette approche partagée du pouvoir. Les prises de position des partis d’extrème gauche, actuellement, en France, font un mal fou à une approche équilibrée et ouverte du dialogue social. En quelque sorte, par leur radicalité on peut dire qu’ils sont les ennemis du dialogue social !  </p>
<p><em>Ils rejoignent ainsi les patrons voyous, au nombre des ennemis de l’Entreprise. </em></p>
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		<title>Le FlOM management</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Mar 2012 07:37:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d’humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[La campagne électorale actuelle fleure bon le FLOM !
Le FLOM , c&#8217;est la contraction de Flou et de Mou.
A part les extrêmes, à gauche et à droite, qui annoncent franchement la couleur ( et encore ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;on crie fort qu&#8217;on dit tout&#8230; ), les grands candidats et Mr Bayrou sont aussi forts [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La campagne électorale actuelle fleure bon le FLOM !<br />
Le FLOM , c&#8217;est la contraction de Flou et de Mou.<br />
A part les extrêmes, à gauche et à droite, qui annoncent franchement la couleur ( et encore ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;on crie fort qu&#8217;on dit tout&#8230; ), les grands candidats et Mr Bayrou sont aussi forts sur la proclamation des principes que faibles sur les mesures d’application.<br />
Ce positionnement a un avantage, il permettra de louvoyer le moment venu, sans avoir l’air de trahir ni Paul ni Jacques, avec pour résultat une collection de demi succès ou de demi échecs, comme l’on veut. </p>
<p><strong>En entreprise, le FLOM management est le plus grand dénominateur commun de la plupart des entreprises </strong>françaises et j’avoue qu’à part les PME, les entreprises anglo-saxonnes et quelques grandes entreprises, la plupart l’ont adopté,  ou s’y sont résolu, avec le temps, pour ne pas avoir d’histoire ! </p>
<p><em>C’est quoi le FLOM management ?</em> C’est décider sans décider, sanctionner sans sanctionner, se réunir souvent et longtemps, puisqu’il faut atteindre l’impossible consensus, décider enfin de faire une chose en l’assortissant d’innombrables exceptions, s’engager dans une direction sur un délai tellement long que la mesure sera diluée dans le temps, avoir peur de tout, donc hésiter sur tout, ménager tout le monde, tout le temps. C’est une culture politique qui a essaimé dans le monde de l’entreprise : ne rien dire, ou faire, qui puisse fâcher vraiment les forces qui «  ne sont pas d’accord », assimilées à des clientèles internes à ménager. </p>
<p><strong>A la décharge de ces managers, les alliés du FLOM management sont nombreux et puissants </strong>: l’intellectualisme français qui porte à ergoter en permanence, l’intrusion de plus en plus forte des juges dans la vie des entreprises, la presse et les journalistes prompts à dénoncer la moindre « violence patronale » et qui est restée ignare du monde de l’entreprise, les syndicats, toujours idéologisés, à la recherche permanente du modèle de la fonction publique et, pour certains, pas encore acquis à la logique du marché, la culture très politique des inspecteurs du travail et des préfets, les états d&#8217;âme permanents du médecin du travail, de l&#8217;assistante sociale et de la psychologue de service, le ni-ni hypocrite du DRH, les salariés français enfin, qui n’aiment rien tant que se faire cajoler l&#8217;encolure et préfèrent les patrons hypocrites aux patrons francs du collier ! </p>
<p>L’action des gouvernements français depuis 30 ans est la preuve par 9 de cette continuelle incapacité à décider des mesures claires et courageuses. Si elle a eu un coût économique énorme,  elle n’a pas eu vraiment de coût politique, hélas !</p>
<p><strong>En entreprise, ce genre d&#8217;irrésolution chronique conduit tout droit à la faillite, au déclin ou à la médiocrité</strong>. L’indécision se paye au prix fort :  retard à pénétrer le marché asiatique, à délocaliser, à éliminer un mauvais dirigeant, à inventer un nouveau produit, à assouplir ses frais fixes, à réduire le processus de décision, à sanctionner les erreurs, à récompenser les efforts, mais encore : incapacité à dire la vérité, à respecter les valeurs proclamées, à introduire un vrai professionnalisme, à respecter le client, à promouvoir un dialogue social courageux et respectueux à la fois, à sensibiliser ses salariés à la donne économique mondiale, aux avantages de l’euro et de l’Europe, mais encore et peut être surtout incapacité à annoncer des choix clairs et à les assumer ! </p>
<p><strong><br />
La situation de l’économie française actuelle est le résultat d’années de FLOM management.  </strong><br />
En France, notre vraie faiblesse, à tous niveaux, n’est pas technique, ni économique, elle est culturelle : notre incapacité à imaginer ce qu’est un management à la fois exigeant, clair et humain, notre incapacité à admettre que les intérêts individuels ou corporatistes doivent plier devant l’intérêt général, notre incapacité à accepter les principes de fonctionnement de l’entreprise, en contrepartie du salaire et de l’emploi qu’elle nous procure, l’incapacité à admettre le monde tel qu’il est et, surtout,  l’incapacité à admettre que les réponses données ne peuvent être qu’imparfaites !  </p>
<p>L’idéalisme fait de la France une grande romantique dans un monde qui a perdu toute virginité et un entrepreneur prisonnier de ses mortelles hésitations. Elle a pourtant bien du talent ! Mais l’heure des comptes finit toujours par réveiller les naïfs et les rêveurs, et punit sèchement les flous et les mous !</p>
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		<title>Egalité des salaires hommes/femmes : what else ?</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Mar 2012 11:18:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d’humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[L’égalité des salaires hommes/femmes, devenu depuis quelque temps le thème RH préféré des journalistes, a entraîné à sa suite,  comme souvent hélas,  le petit monde de ceux qui adorent ériger en un instant, une préoccupation parmi d&#8217;autres, en problème unique ! 
Parmi ceux-ci, comme d’habitude, le législateur, toujours pressé de répondre par une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’égalité des salaires hommes/femmes, devenu depuis quelque temps le thème RH préféré des journalistes, a entraîné à sa suite,  comme souvent hélas,  le petit monde de ceux qui adorent ériger en un instant, une préoccupation parmi d&#8217;autres, en problème unique ! </p>
<p>Parmi ceux-ci, comme d’habitude, le législateur, toujours pressé de répondre par une loi au moindre battement d’ailes d’une fraction de son électorat : pas moins de trois textes ont été votés depuis 2010 ! </p>
<p>Plus fâcheux, le MEDEF et Laurence Parisot se sont emparés de la question et proposent de nouveaux indicateurs ( Le Echos du 6 Mars 2012 ), comme si ce problème était devenu une préoccupation majeure de la vie des entreprises. Comme ce n&#8217;est pas le cas, ça n&#8217;avance donc pas beaucoup&#8230;.</p>
<p>François Hollande brûle déjà de donner un an aux grandes entreprises pour respecter les lois en vigueur, avant de prendre des mesures de rétorsion…</p>
<p><strong>Est-ce que l’égalité des salaires Hommes / Femmes mérite autant d’honneur ? </strong></p>
<p>D’abord toute la fonction publique échappe à cette problématique.<br />
Ensuite, les écarts relatés en France sont dans la moyenne des écarts constatés en Europe et il nous faut bien admettre que notre zèle à s’attaquer à ce problème a plus à voir avec notre insatiable culture égalitaire qu’avec de vrais injustices.  </p>
<p>Surtout, on fait état d’écarts de salaire bruts,  sans tenir compte des différences de  qualification et de temps de travail entre les hommes et les femmes. Or, la seule comparaison qui vaille consisterait à comparer la valeur d’un point de qualification Homme et d’un point de qualification Femme, dans une entreprise donnée et dans le cadre du système de qualification retenu dans la convention collective de la branche .</p>
<p>Dans l’analyse de ce problème, s&#8217;il est des écarts,  on réagit souvent du point de vue moral et non du point de vue objectif : pourquoi faudrait- il traiter de la même manière un ou une salariée qui ne s’absente jamais de l’entreprise et un ou une  salariée qui la quitte pour de longues semaines pour cause de maternité ou une autre  cause ? De ce point de vue, le différentiel de traitement s&#8217;adresse à tous les salariés, hommes ou femmes.</p>
<p>Une maman salariée par exemple, n’est coupable de rien bien sûr, mais le fait est que l’entreprise n’a pu bénéficier de sa collaboration pendant ce temps là. Et c’est le rôle de la société de tenir compte de l’apport que cette salariée lui apporte à travers sa maternité et non à l’entreprise. De ce point de vue, elle devrait même bénéficier d’un congé maternité indemnisé de 3 ans pour permettre une bonne période d’accompagnement de l’enfant. La France n&#8217;est pas un modèle quand elle privilégie la salariée aux dépens de la mère. </p>
<p>Selon nous, la fixation du salaire des femmes par l&#8217;entreprise n&#8217;est pas l&#8217;origine du problème mais sa conséquence : les qualifications possédées par les femmes, une distribution encore sexée des métiers, des horaires à temps partiel dans les emplois encore majoritairement exercés par les femmes. Plus qu&#8217;une décision d&#8217;entreprise, c&#8217;est le statut général des femmes ( et les mentalités ) qui ont encore à progresser en France.   </p>
<p>Plus embêtant, pendant ce temps là, on délaisse d’autres questions autrement importantes :<br />
Les conditions de travail des métiers pénibles ;<br />
Le manquer d’attrait pour les emplois manuels ;<br />
Le système d’indemnisation du personnel exposé à l’amiante dont la maladie se révèle des années après l’exposition ;<br />
Le salaire des travailleurs manuels;<br />
La capacité managériale de l’encadrement;<br />
Les accords compétitivité emploi;<br />
La rationalisation des instances de représentation des salariés;<br />
Etc….</p>
<p>Mais confiance, le thème du management des talents pointe son nez depuis quelque temps et devrait sans doute rapidement s&#8217;imposer comme le nouveau topic ! Mais c&#8217;est un thème moins &nbsp;&raquo; grand public&nbsp;&raquo; &#8230;</p>
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		<title>General Motors : mourir pour renaître.</title>
		<link>http://www.drhautrement.com/billets-dhumeur/general-motors-mourir-pour-renaitre/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Mar 2012 10:23:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d’humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est annoncé. GM va prendre 7% du capital de PSA.
Il y a peu, GM était déclaré agonisant. Quelques séparations de marques boiteuses, de fermeture d’usines vieillotes, de milliers de licenciements plus tard, ( plus l’aide du Gouvernement américain ) , la firme championne de monde a retrouvé sa première place et ses profits. 
GM confirme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est annoncé. GM va prendre 7% du capital de PSA.<br />
Il y a peu, GM était déclaré agonisant. Quelques séparations de marques boiteuses, de fermeture d’usines vieillotes, de milliers de licenciements plus tard, ( plus l’aide du Gouvernement américain ) , la firme championne de monde a retrouvé sa première place et ses profits. </p>
<p><strong>GM confirme une loi universelle : il faut savoir mourir pour renaître. </strong><br />
Du grain de blé en terre, qui doit pourrir pour donner naissance à la plante, aux civilisations dont on sait qu’elles sont mortelles, en passant par les systèmes politiques et économiques, la vie est une succession de morts.  Cette loi est d’évidence aussi pour les pratiquants de la  plupart des croyances et religions.</p>
<p>Les pays, tels le Canada et la Suède,  qui se sont sortis de situations difficiles, ont pratiqué  de difficiles ascèses pour renaître à de meilleurs fondamentaux économiques.<br />
Aujourd’hui, l’Espagne, la Grèce, l’Italie, l’Irlande, le Portugal ont été obligées de remettre en question leur droit du travail et leur régime de retraite pour se sauver d’une faillite inévitable. Ils n’avaient pas plus envie que nous d’y procéder, de renoncer à des dizaines d’années de luttes sociales et de progrès sociaux, mais quand  le bateau coule, on perd vite ses états d’âme et on n’a plus le temps de s’apitoyer. C’est très douloureux, souvent encore plus pour les plus faibles, souvent très injuste, mais la nécessité de survivre ne rendre pas dans ce genre de considérations. </p>
<p>Ces réformes visent toutes à fluidifier le droit du travail, dont on sait bien maintenant que, trop rigide, il a tôt fait de se retourner contre ceux qu&#8217;il est censé protéger. Plûtôt que mener des combats sans issue pour préserver des industries déclinantes ou pour lesquelles la France n&#8217;est plus compétitive, il vaudrait mieux utiliser le même argent pour aider les entrepreneurs à s&#8217;établir, les PME à se développer, les salariés à apprendre un métier dont l&#8217;économie française a besoin !  </p>
<p><strong>Le spectacle que donne la France, actuellement, est celle d’un navire déjà chargé à bloc</strong> de poids en tout genre, que les syndicats s’acharnent à refuser de virer par-dessus bord et dont des capitaines de fortune s’obstinent à vouloir charger encore de promesses intenables. </p>
<p>« <em>Ne jetons pas encore par-dessus bord les poids qui nous enfoncent, disent ils en chœur, demain, la mer va redevenir calme, la croissance va revenir et nous permettre, comme par le passé, de pouvoir continuer à vivre avec notre déficit, comme avant.</em> »</p>
<p>Je prédis hélas tout le contraire. Dans deux ou trois ans, le bateau France, délesté de ses grosses<br />
fortunes et de certains de ses meilleurs entrepreneurs, dégradé sévèrement par les agences de notation, alourdi encore plus des promesses de ses candidats, fâché avec son voisin et avec l’Europe qu’il aura paralysés un peu plus, aura pris une gite telle que la seule solution consistera à appeler à l’aide et à balancer, en hâte, par-dessus bord, meubles et bijoux de famille d’un système social que l’on ne peut plus se payer. </p>
<p><strong>D’ailleurs, est ce si grave ? Il est des crises salutaires. </strong></p>
<p>La France, comme ses équipes de sport, souvent, a besoin d’être mise au pied du mur pour se retrouver. Serait ce si grave si le service public était servi par des salariés sous contrat à durée indéterminée ? Serait ce si grave si un seul contrat de travail se substituait à tous les autres ? Serait ce si grave si les salariés protégés partagaient un peu plus avec les précaires ? Serait ce si grave si le budget militaire était ajusté à notre gabarit de puissance moyenne ? Serait ce si grave si les salariés devraient se remettre à travailler 39 heures payées 35, pour remettre le pays à flot ?  Serait ce si grave si on imposait l&#8217;actionnariat salarié dans toutes les PME de plus de 50 personnes, ( tout en supprimant participation, intérressement et systèmes équivalents ) ? Serait ce si grave si on supprimait retraites chapeau et stocks options ? Serait ce si grave si on réunissait toutes les instances de représentation professionnelles en une instance unique ? Serait ce si grave si on supprimait les la mise à disposition de milliers de fonctionnaires à des finalités qui n&#8217;ont rien à voir avec le métier d&#8217;origine ? Serait ce si grave si on alignait enfin tous les régimes de retraite ? Serait ce si grave si on supprimait l&#8217;impôt formation et toutes les officines qui se gavent avec ? Serait ce si grave si on imposait un examen à l&#8217;entrée de l&#8217;Université ?  Serait ce si grave si le train de vie de l&#8217;Etat était divisé par 3 ou 4 ? Serait ce si grave si les honoraires et prestations des professions de santé étaient enfin encadrées ? </p>
<p>On est toujours le riche de quelqu&#8217;un. Nous le sommes tous pour les chinois, les indiens et les Africains. Croyez vous qu&#8217;ils nous plaignent, eux qui travaillent deux fois plus que nous et gagnent beaucoup beaucoup moins ? </p>
<p>Quand on ne veut pas comprendre que nous sommes à la fin d’une époque, que la crise est structurelle, qu’il faut remettre à plat notre économie et notre système social, que refuser de se délester à temps de sa chemise, ( tailler dans les dépenses publiques ) conduit souvent à perdre aussi son pantalon, les difficultés s’amoncellent et finissent en drame. </p>
<p>C’est hélas, ce qui risque d’arriver à la France, bientôt. Pour plus de souffrances encore. Les riches et les politiques, eux, ne souffriront  pas, c&#8217;est sûr ! </p>
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		<title>Quel développement RH ? (Conférence Marrakech les 23 &amp; 24 Février 2012 )</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Feb 2012 14:40:32 +0000</pubDate>
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		<title>Attirer et fidéliser les employés compétents (Conférence Marrakech 23 Février 2012 )</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Feb 2012 14:36:51 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Conf marrakech last version
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		<title>Le team buiding / Mon expérience de team builder.</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Feb 2012 16:25:17 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le team building
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		<title>Réduire le chômage exige de rompre beaucoup de tabous !</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 14:51:31 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Billets d’humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Président et probable candidat Sarkozy propose de suspendre les allocations chômage au suivi d’une formation qualifiante préparant à un métier dont le marché a besoin. Tout le monde crie au scandale et pourtant, il a raison ! Mais le dire, n’est pas correct !
C’est qu’au pays des belles lettres, contrairement à  la Chine, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Président et probable candidat Sarkozy propose de suspendre les allocations chômage au suivi d’une formation qualifiante préparant à un métier dont le marché a besoin. Tout le monde crie au scandale et pourtant, il a raison ! Mais le dire, n’est pas correct !</p>
<p>C’est qu’au pays des belles lettres, contrairement à  la Chine, qui sa décidé un jour, sous l&#8217;impulsion de Deng Tsiaoping,  que le bon chat n’était pas celui qui était blanc ou noir, mais celui qui attrapait les souris, on n’arrive pas à sortir de nos tabous culturels, politiques, intellectuels ou idéologiques. </p>
<p><strong>Notre manque de pragmatisme a donné naissance aux multiples blocages que connaît à tous niveaux la société</strong> française et dont on n’arrive pas à sortir. Cette campagne présidentielle, où ressortent tous les vieux oripeaux idéologiques, en est une preuve de plus !</p>
<p>Pour créer de l’emploi, il faut inciter les entrepreneurs à s’installer en France donc les inciter à investir chez nous et leur permettre de devenir riches. Pas correct !</p>
<p>Pour créer de l’emploi, il faut inciter les banques à prendre des risques en aidant les entrepreneurs à créer leur entreprise, à la développer, à exporter. A défaut, créer des banques publiques d’investissement. C’est fait ou presque.</p>
<p>Pour créer de l’emploi, il faut mailler les PME, les grandes entreprises, les centres de recherche et les universités et grandes écoles. Ça se fait au travers des pôles de compétitivité mais ça reste des gros machins technocratiques et centralisés et les PME sont souvent à la traîne. </p>
<p>Pour créer de l’emploi, il faut donner leur chance aux personnalités a-typiques, aux créatifs, et pas toujours aux individus normés des grandes écoles et aux 10% de jeunes qui sortent des écoles d’ingénieurs ou de commerce. Pas correct ! </p>
<p>Pour créer de l’emploi, il faut  inciter la fine fleur de l’intelligence française à aller vers l’entreprise au lieu de la laisser sécuriser son parcours dans une grande entreprise publique ou un ministère. Pas correct ! </p>
<p>Pour créer de l’emploi, il faut alléger de manière importante la fiscalité des entreprises confrontées à la concurrence internationale. Pas correct ! </p>
<p>Pour créer de l’emploi il faut orienter les jeunes vers les métiers dont le pays a besoin et non les laisser s’enfourner par milliers vers des filières sans issue. Mais c’est idéologiquement pas correct en Fance ! </p>
<p>Pour créer de l’emploi, il faut que les parents et surtout les mères acceptent que leur amour propre ne passe pas avant le choix de leur destin par leurs enfants et qu’il n’y a pas les métiers « nobles » et les autres, mais des professionnels qui s’épanouissent en ayant rencontré le métier de leur talent. Pas correct ! </p>
<p>Pour créer de l’emploi, il faut inciter les salariés à la mobilité et donc supprimer les primes d’ancienneté. Pas correct !</p>
<p>Pour créer de l’emploi, il faut mettre des seniors expérimentés à travailler avec les agents de pôle emploi. Pas correct ! </p>
<p>Pour créer de l’emploi, il faut unifier les contrats dans un seul CDI avec une période d’essai de 24 mois. Pas correct ! </p>
<p>Pour créer de l’emploi il fait maintenir leur salaire aux chômeurs pendant 1 an et les accompagner fortement pour qu’ils retrouvent un emploi dont le pays a besoin après les avoir formés et les avoir aidés financièrement à déménager. Pas correct !</p>
<p>Pour créer de l’emploi, il faut obliger les grosses entreprises et leurs banques, qui en ont les moyens,  à recréer autant d’emplois qu’elles en suppriment,  quitte à investir dans des PME qui ne correspondent pas à leur activité, qu’elles pourront vendre ensuite.   Correct pour tous ceux qui ne sont pas grands dirigeants de ces grandes entreprises ! </p>
<p>Pour créer de l’emploi, il faut imposer l’actionnariat salarié et supprimer la participation et l’intéressement. Pas correct. </p>
<p>Pour créer de l&#8217;emploi, il faut réduire le nombre des administratifs et des bureaucrates et payer à leur juste valeur les travailleurs manuels. Pas correct !</p>
<p>Pour inciter les jeunes à aller vers les métiers manuels, il faut durcir l&#8217;entrée à l&#8217;Université en faisant passer un examen d&#8217;entrée et supprimer tous les diplômes sans valeur ! Pas correct ! </p>
<p>Pour avoir des techniciens de qualité et éviter de trahir la vocation des IUT,  il faut conditionner la poursuite des études aux seuls élèves DUT ayant passé un concours d&#8217;accès au niveau licence et plus. Pas correct du tout ! </p>
<p>Pour créer de l&#8217;emploi, il faut améliorer sensiblement les conditions de travail de tous les métiers pénibles. trop cher ! Pas correct.</p>
<p>Pour casser la diplomite, il ne faut pas donner aux VAE la même valeur qu&#8217;aux diplômes obtenus à l&#8217;école mais leur donner un titre de qualification décerné par la branche professionnelle.</p>
<p>Pour créer de l’emploi, il ne faut pas avoir peur des solutions nouvelles, de se tromper, de se heurter à tous les conservatismes, de dire la vérité, en un mot, il faut savoir vivre avec son temps et faire table rase du passé  ! </p>
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		<title>La disparition des ateliers Lejaby est notre responsabilité collective</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 09:47:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d’humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est fait, &#171;&#160;les Lejaby&#160;&#187; vont retourner chez elles, certaines après des dizaines d’années d’efforts, de pression, mais aussi de partage , de plaisir, de solidarité, de fierté professionnelle. Et leurs articles de bonneterie se feront dorénavant dans de petites mains tunisiennes. 
Je ne connais pas les comptes de la société LEJABY et peut être n’y [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est fait, &laquo;&nbsp;les Lejaby&nbsp;&raquo; vont retourner chez elles, certaines après des dizaines d’années d’efforts, de pression, mais aussi de partage , de plaisir, de solidarité, de fierté professionnelle. Et leurs articles de bonneterie se feront dorénavant dans de petites mains tunisiennes. </p>
<p>Je ne connais pas les comptes de la société LEJABY et peut être n’y avait il effectivement rien à faire, mais est ce toujours le cas ?  </p>
<p><strong>Simplement un doute m&#8217;assaille, et je me demande soudain s&#8217;il n&#8217;y a vraiment rien à faire que verser des larmes de crocodile et si la délocalisation ne serait pas parfois l’alibi d’une somme d’égoïsmes privés et publics ?</strong></p>
<p>Souvent, je pense que les ateliers qui quittent la France pourraient y demeurer aux conditions suivantes :</p>
<p>- Que les actionnaires soient un peu moins voraces sur la marge et le gain, ne cherchent pas à<br />
gagner toujours plus et se contentent de gagner bien, ou suffisamment…</p>
<p>- Que les syndicats ne se livrent pas, si c’est le cas, à des surenchères salariales hors de propos avec le contexte économique de l’entreprise ou, surtout, refusent d’examiner des formules susceptibles de permettre à l’entreprise de traverser une mauvaise passe, en acceptant temporairement une baisse des salaires et des horaires, ou même la disparition ou transformation de certaines primes, de certains avantages, devenus sans objet avec le temps et qui plombent l’entreprise. </p>
<p>- Que l’Etat et les Organismes sociaux acceptent temporairement de réduire ou suspendre les dettes fiscales et sociales des entreprises en situation délicate. </p>
<p>- Que les comptables, commissaires aux comptes, avocats et conseillers en tout genre acceptent de ne plus exiger des honoraires de ministres ! </p>
<p>- Que les collectivités locales et territoriales consentent à amoindrir ou même suspendre le poids de leur fiscalité. </p>
<p>- Que les clients français des productions de ces ateliers français acceptent de payer un peu plus cher ces<br />
produits pour garder l’emploi en France et donc préserver une parcelle de richesse nationale.  </p>
<p>- Que les sociétés prestatrices de service de ces ateliers en difficulté acceptent de moduler le prix de leurs services quand leurs clients traversent une mauvaise passe. ( Formation, transports, publicité…) ou sont exposés à la concurrence internationale.</p>
<p>- Que l’Etat mette en place une fiscalité différente selon que l’entreprise est exposée ou non à la concurrence internationale.</p>
<p>- Que la législation du travail ( et l’inspection du travail ) tienne compte des entreprises qui ont à lutter contre une concurrence étrangère sauvage, en acceptant d’assouplir les règles et les contraintes multiples qui s’exercent en France sur les entreprises. </p>
<p>- Que chaque région soit dotée d’un organisme public, animé par des professionnels de l’entreprise et de l’administration ainsi que d’un représentant des syndicats, chargé d’accorder un label aux entreprises placées en situation de concurrence internationale sévère, de manière à les bénéficier de tout ou partie des avantages décrits ci-dessus ( régime dérogatoire revu régulièrement en fonction de l’évolution de la situation ) sans avoir à faire une tonne de formalités auprès de chacun des organismes sollicité. </p>
<p>Si, après avoir lu cet article, vous pensez que « C’est stupide, compliqué, impossible à faire, un effet d’aubaine pour les patrons, une nouvelle manière d’amputer les avantages acquis etc.. » c’est que vous acceptez implicitement que les choses continuent d’aller comme elles vont, c&#8217;est-à-dire mal, et que l’on ne peut rien faire ! Qu&#8217;il n&#8217;y a plus qu&#8217;à se coucher à l&#8217;ombre.   </p>
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