Ils piratent le système de caméras de surveillance avec une ligne de vêtements

Kate Rose, activiste et hacker américaine, a créé une ligne de vêtements capable de déjouer les caméras de surveillance. Un coup de génie qui met en lumière les failles des systèmes les plus sophistiqués.

La technologie progresse à grande vitesse. Reconnaissance faciale, vocale, textuelle : les entreprises investissent massivement pour affiner ces outils. Ce que nous plaisantions autrefois sur les mobiles qui nous espionnent est devenu réalité. Les scandales se multiplient : Cambridge Analytica, applications de la Ligue de football, assistants virtuels qui enregistrent nos conversations.

Les caméras de surveillance et systèmes de reconnaissance automatique se sont améliorés considérablement. Elles capturent des images nettes à n’importe quelle heure, dans n’importe quelles conditions d’éclairage. Mais aucune technologie n’est infaillible. Les pirates informatiques le savent bien et continuent d’exploiter les failles.

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À la DefCon, présentation des vêtements anti-surveillance

Kate Rose mêle activisme et piratage informatique. Sa collection de vêtements porte des centaines de mots et phrases extraits du quatrième amendement américain, celui qui protège les citoyens contre les perquisitions illégales. Ces textes sont imprimés comme des plaques d’immatriculation en jaune et noir.

Un rappel historique : en 2012, la Cour suprême des États-Unis a décidé que les forces de police ne pouvaient placer aucun traceur GPS dans les voitures sans autorisation judiciaire.

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Comment ça fonctionne vraiment ?

Un regard ordinaire sur ces vêtements verra juste du texte. Mais les systèmes automatiques des caméras de surveillance tombent dans le piège. Elles tentent de lire chaque ligne de texte comme une plaque d’immatriculation indépendante.

Ces caméras utilisent l’ALPR (Automatic Licence Plate Reader). Rose les contraint à traiter ses vêtements comme des centaines de plaques différentes. Résultat : les serveurs se saturent de faux numéros, les bases de données s’encombrent, le système devient inefficace et coûteux.

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D’où vient la vidéosurveillance

Les premiers systèmes de reconnaissance étaient les caméras de vidéosurveillance. En 1939, les caméras vidéo compactes et portables arrivent. Les espions les adoptent rapidement. L’Univex 8 mm, par exemple, devient populaire chez les détectives privés et les agences de renseignement.

Les nazis développent le premier système de télévision en circuit fermé pour surveiller les lancements de fusées V-2. Le problème persiste jusqu’aujourd’hui : assurer la sécurité sans sacrifier la vie privée reste impossible.

Kate Rose démontre que cette technologie réputée infaillible est en réalité vulnérable. Un simple vêtement peut déjouer des systèmes sophistiqués. Elle appelle à la vigilance face aux règles que les gouvernements tentent d’imposer. C’est le combat naturel des militants contre des systèmes de surveillance qui, eux, ne datent pas d’hier.